Brabant La commune prévoit du logement social, de loger le curé et une salle paroissiale.

L’épilogue du dossier de réhabilitation du site de la Cure de Rosières est connu : le collège communal de Rixensart va finalement y implémenter du logement social, y loger le desservant ainsi qu’une salle paroissiale.

Le bâtiment principal du domaine du presbytère, construit en 1765, sera bel et bien conservé. Un nouveau bâtiment composé de six logements sera construit à la droite de l’édifice. Un projet jugé "équilibré" par le collège de Rixensart.

"Ce projet tient compte du potentiel de développement pour les mouvements de jeunesse et rencontre les impératifs de sécurité, pompiers, PMR, urbanisme, marchés publics, droit d’auteur, énergie, technique, environnement, etc., estime la majorité. Il permet en outre de conserver un logement pour le desservant (le curé, NdlR) et une salle paroissiale. Enfin, il respecte les budgets impartis et conserve les subsides obtenus. La présentation de ce projet a été également l’occasion de rappeler l’historique de nos relations avec Notre Maison, opérateur exclusif, désigné par le gouvernement wallon, en matière de construction de logements publics sur la commune de Rixensart."

Une pétition de plus de 300 signataires

Pour les Rixensartois, c’est la fin d’une saga qui avait même mobilisé plusieurs d’entre eux, l’année dernière. En effet, dans les premiers plans, le collège envisageait une refonte totale du site, en détruisant la cure paroissiale. Le collège pensait arriver à ses fins sans encombre. Jusqu’à ce que l’ancien bourgmestre de Rixensart, Michel Coenraets, ne sorte du bois sur ce dossier. Il y a un an, lui et quelques amis, avaient fondé le groupe "Rosières notre Village" dont l’objet était "d’être porteur d’idées, de réflexions, de suggestions auprès des différents niveaux de Pouvoirs publics". Une pétition de plus de 300 signataires avait été lancée en octobre dernier.

De son côté, la bourgmestre, Patricia Lebon (MR), pointait des problèmes d’isolation et d’insalubrité. "Parfois, nos émotions ne rencontrent pas les réalités du terrain", soulignait-elle, dans une interview à la télévision communautaire du Brabant wallon, TVCom.

Nouveaux et anciens élus semblent désormais avoir accordé leurs violons. Il aura fallu quelques sacrifices pour ne pas mettre à mort cette cure du XVIIIe siècle.