Brabant Des désaccords étaient au menu du conseil communal de Rixensart, lundi soir.

En fin de séance publique, le collège communal a eu droit à une interpellation citoyenne. Le sujet : la création d’une maison de repos et de soin dans le centre de Genval. "Dans cette zone d’implantation de la maison de repos, doit y figurer un plan communal d’aménagement (PCA), indique Fabienne Petiberghein, porte-parole du comité quartier Poirier Dieu. Pour nous, les choses ne se font pas dans l’ordre."

Le plan sera peaufiné avec les riverains

Selon les opposants au projet, il aurait idéalement fallu que le PCA soit approuvé avant que le promoteur dépose sa demande de permis d’urbanisme. "Or, le projet d’urbanisme a été ficelé et validé par le collège alors que le PCA n’était pas terminé. Ce qui fait que, d’une certaine manière, le promoteur à la main sur ce PCA ! Si la commune boucle son PCA, nous pourrions d’abord avoir une vue d’ensemble avec, entre autres, les problèmes de mobilité et de densité que chaque projet prévu sur le site engendre !"

Lors du conseil, la majorité a promis aux riverains de les inviter autour de la table pour peaufiner le PCA. Actuellement, celui-ci est au stade du rapport d’incidences environnementales. "La commune de Rixensart a donné un avis positif sur le projet de maison de repos. Désormais, c’est le ministre Carlo di Antonio qui a la main. S’il rend un avis défavorable, cela nous conviendra. Si le cas inverse se présente, alors nous poursuivrons notre combat vers d’autres autorités administratives", prévient Fabienne Petiberghein.

Problèmes de mobilité "pas pris en compte"

Le comité de Riverains en profite pour dénoncer les "nuisances sonores qu’engendre aussi le terrain de hockey", situé à deux pas de la future maison de repos. "La création d’un terrain de hockey ne requiert pas d’étude d’incidences. Or, le fait de taper la crosse sur des balles provoque assez de bruit pour déranger les voisins. Et les problèmes de mobilité n’ont pas été pris en compte lors de sa création ! Et on veut construire une maison de repos de 150 lits dans le même quartier ? C’est irréfléchi !"