Brabant

Le quartier Sainte-Barbe est en train de changer d'image. Pas (encore ?) dans l'esprit des Aclots mais en tout cas au niveau visuel.

En effet, de gros chantiers sont en cours dans plusieurs blocs d'appartements de ce quartier social. Un peu dur à certains moments pour les habitants, mais il s'agit d'améliorer leur confort. C'est que ces immeubles de briques datent des années 70 et qu'il y avait pas mal de choses à remplacer.

Le projet bénéficie de subsides de la Région wallonne dans le cadre du PEI, le programme exceptionnel d'investissements. Le coût global avait été estimé à 20 millions €, mais il est probable qu'avec les surcoûts inévitables avec ce genre de chantier, on frôlera les 25 millions €.

Travaux de longue haleine

Tout est réalisé par le privé, dans le cadre de marchés publics. "Ce sont des travaux de longue haleine, confirme le président des Habitations sociales du Roman Païs (HSRP), André Simon. Il y a 240 appartements dans le papier, et nous allons travailler en deux phases de 120 appartements. Concrètement, cela fait quatre entrées dans les blocs. Ce qui est fait, c'est principalement le remplacement de tous les châssis - il s'agissait de simples vitrages et ils avaient souffert -, la rénovation entière des sanitaires et des décharges d'eau usée, le remplacement des ascenseurs, la vérification de l'électricité, et le remplacement des portes et des boîtes aux lettres qui ont été dégradées dans les halls d'entrée."

Tout cela se fait alors que les locataires restent présents dans les lieux. Pas le choix. "Où voulez-vous qu'on les loge en attendant ?", demande André Simon. Mais pour que tout se déroule au mieux, les locataires ont été invités à des réunions préalables auxquelles ont participé les représentants des entreprises et l'architecte.

Assistance sur place

Sur place, une personne dépendant des HSRP est là à temps plein pour résoudre d'éventuels problèmes. Et une assistante sociale est présente deux demi-jours par semaine. "Et nous n'avons aucune plainte, affirme André Simon. C'est pour cela que le courriel de Monsieur Pillens (lire ci-contre) nous a étonnés. Nous sommes allés sur place, dans le bloc qu'il cite, mardi après-midi, pour interroger les habitants. Nous avons entendu 12 personnes sur les 14 concernées. Nous allons continuer à enquêter parce que ce sont des accusations graves. Mais pour l'instant, rien de ce qui est dit n'a été confirmé par les habitants. Nous allons d'ailleurs charger un avocat de se pencher sur ces accusations qui semblent non fondées..."