Brabant Actiris, Bruxelles Formation, le VDAB et Securitas ont uni leurs forces pour ce partenariat.

Majda est mère de famille et a trois enfants. Cette année, elle a décidé de suivre la formation de Securitas pour devenir agent de gardiennage. Comme elle, 149 autres personnes ont été sélectionnées pour se former pendant plusieurs semaines afin d’être prêtes à entrer sur le marché de l’emploi dans le domaine de la sécurité.

"C’est une idée qui me trotte dans la tête depuis de nombreuses années déjà. Mais avant, mes enfants étaient trop petits, c’était compliqué. Maintenant qu’ils ont grandi, c’était le moment idéal pour commencer la formation", explique-t-elle.

Tout est parti d’un constat interpellant de la part de Securitas. Alors que 40 % de ses clients sont situés à Bruxelles et dans sa périphérie, l’entreprise ne compte que 11 % de Bruxellois parmi son personnel. Il était donc évident qu’il fallait engager davantage de personnel bruxellois. Deux conditions sine qua non : ne pas dépendre des transports en commun et parler néerlandais. Et c’est là que le bât blesse puisque l’entreprise peinait à trouver du personnel bilingue.

Elle a donc décidé de prendre le taureau par les cornes et un partenariat s’est créé entre Actiris, le VDAB, Bruxelles Formation et Securitas afin de former 150 agents de gardiennage. Un tel partenariat existait déjà en 2017 mais portait uniquement sur la formation de 60 agents de moins de trente ans. C’est donc la première fois qu’une convention quadrimoteur d’une telle ampleur se développe.

Formés en néerlandais

L’Office bruxellois de l’emploi a sélectionné plus de 450 candidats après plusieurs interviews et tests de langue. Deux tiers d’entre eux ont été redirigés vers le VDAB, le pendant flamand d’Actiris, pour plusieurs semaines de formation en néerlandais. A l’issue de cette formation, la formation théorique et pratique de Securitas pouvait commencer. Au programme : la réglementation relative au gardiennage, les techniques de communication ou encore le secourisme, notamment. Le but est que chacun des chercheurs d’emploi soit formé avant le pic de recrutement qui arrive généralement en mai et juin.

"L’objectif est d’assurer la durabilité de l’emploi. Au mieux ils sont formés, au plus ils abordent leur carrière sereinement et efficacement", explique Johan Deleuze, project manager chez Securitas. Tous les chercheurs ont en effet signé une promesse d’embauche en CDI. Certains reçoivent même déjà des appels de clients qui veulent les embaucher.

"Il y a énormément de turnover dans le secteur, mais le marché est aussi en évolution, des nouveaux marchés s’ouvrent à nous et on engage environ 1 000 personnes par an", indique Johan Deleuze. Le processus permettra d’anticiper les demandes des clients potentiels afin d’offrir directement des agents formés.