Brabant Des indemnités pourraient être versées, au cas par cas, à partir du mois de janvier 2019.

D’après les calculs de l’Institut royal météorologique (IRM) réalisés à titre consultatif sur demande de la Région wallonne, pas moins de 166 communes wallonnes ont été touchées par un phénomène de sécheresse exceptionnelle entre le 1 er mai et le 1 er août, a indiqué, hier, le ministre wallon de l’Agriculture René Collin. Un nombre qui devrait encore grossir à la fin du mois d’août, la sécheresse s’étant prolongée durant la première semaine.

Le Brabant wallon a été particulièrement touché puisque l’ensemble de ses 27 communes ont été placées en zone de sécheresse intense. "Entre le 1er mai et le 1er août, les communes du Brabant wallon ont connu des précipitations allant entre 20 et 40 % des normales saisonnières", précise Pacal Mormal, climatologue à l’IRM. Lequel ne se veut pas très optimiste pour les prochaines semaines, malgré les pluies tombées ces derniers jours. "J’ai peur que ces pluies ne suffisent pas pour sortir de la sécheresse actuelle. Il faudrait des précipitations plus intenses et sur une période beaucoup plus longue. Or, on attend des jours ensoleillés et relativement chauds pour le week-end. En réalité, il faudrait qu’un climat océanique soutenu s’attarde relativement longtemps sur notre pays pour revenir à une situation normale."

Tout le secteur agricole touché

Selon le ministre Collin, les dégâts occasionnés par la sécheresse intense de ces dernières semaines touchent "tout le secteur agricole et l’ensemble des cultures". Le gouvernement a sollicité l’appui de la Commission européenne pour toute une série de dispositions afin d’aider les agriculteurs touchés par cette sécheresse exceptionnelle. Une décision de l’Europe est attendue pour la fin du mois.

En attendant, en fonction des résultats communiqués par l’IRM, des procès-verbaux devront être dressés au moment de la récolte, les chiffres seront ensuite communiqués au gouvernement wallon et des décisions seront prises au cas par cas. Les premiers dédommagements ne sont pas espérés avant le début de 2019.

Petit rappel, pour pouvoir être reconnus comme calamité agricole, les dégâts aux cultures dus à un événement climatique doivent répondre à plusieurs conditions. Outre le caractère exceptionnel de l’événement démontré par une période de retour supérieure à vingt ans (IRM), les dégâts globaux doivent dépasser 1,5 million d’euros, atteindre une moyenne de 7 500 euros par dossier et l’intensité des dégâts doit atteindre au moins 30 % de la production normale.