Brabant Les Libéraux estiment que la décision du ministre n’est pas la meilleure.

La décision prise par le ministre wallon Carlo Di Antonio (CDH) d’interdire les convois agricoles sur la N25 continue de faire des vagues. Hier, c’est la fédération brabançonne wallonne du MR, pourtant associé au CDH à la Région, qui a fait part de son mécontentement.

Le MR brabançon a rencontré les représentants de la Fédération wallonne de l’agriculture (FWA), de l’Union des Agricultrices wallonnes et d’Agro Service à propos de l’interdiction. "La disposition envisagée par le ministre reviendrait à déplacer les risques vers les centres des communes concernées", craint le président du MR Brabançon, Jean-Paul Wahl. Lequel indique que les communes seraient alors contraintes de démonter des infrastructures de sécurité destinées, notamment, à limiter la vitesse. "Mettre les communes concernées dans l’obligation de démonter les infrastructures de convivialité et de sécurité qu’elles ont réalisées viendrait à gonfler la note des travaux inutiles. L’aspect économique joue également un rôle important car l’interdiction aura un impact certain pour de nombreux agriculteurs."

Le MR propose donc d’autres alternatives que l’interdiction pure et simple faite aux tracteurs de circuler sur la N25 : renforcer et adapter les contrôles, y compris du charroi agricole conformément aux souhaits des représentants du monde agricole; étudier la possibilité d’imposer des vitesses différentes selon les bandes de circulation; analyser la possibilité de limiter la vitesse à 90 km/h sur les tronçons les plus dangereux; et enfin renforcer la signalisation sur les tracteurs.