Brabant Quinze jours de prévention devant les écoles avant de passer à une phase plus répressive

Lancée il y a quatre ans, l’action cartable initiée par le collège communal de Tubize a conquis depuis les quatre communes de la zone Ouest Brabant wallon. À Tubize, Ittre, Braine-le-Château et Rebecq, tous les élèves des écoles primaires, tous réseaux confondus, ont reçu hier un marque-page reprenant les dates des congés scolaires, mais aussi des conseils précieux en matière de sécurité routière.

À pied, en voiture ou à vélo, chacun doit adapter son comportement pour une meilleure sécurité et le signet distribué à tous les écoliers les détaille : attacher sa ceinture de sécurité, sortir de la voiture côté trottoir, porter des vêtements visibles, traverser prudemment et uniquement sur les passages pour piétons…

En ce premier jour de rentrée, il s’agissait de marquer le coup via cette distribution mais aussi grâce à la présence de la police devant les écoles. Durant quinze jours, les policiers seront là chaque matin ou chaque soir, au moins une fois devant chaque école fondamentale. Ce qui fait 14 lieux différents, rien qu’à Tubize.

Mais la zone Ouest le garantit : personne ne sera oublié. Durant les quinze premiers jours, comme hier matin devant l’établissement scolaire de la rue Ferrer à Tubize, il s’agira de sensibiliser et d’avertir. Stationnement sans se préoccuper des règles, GSM au volant, non-port de la ceinture de sécurité, il y a manifestement du boulot.

Les policiers s’acquittent de ces messages de prévention avec le sourire. Mais la deuxième phase de l’opération, prévue du 17 au 28 septembre, sera moins drôle pour ceux qui n’ont pas compris : il s’agira d’une phase de répression durant laquelle le radar répressif sera également utilisé pour faire respecter les zones 30 aux abords des écoles durant les heures de rentrée et de sortie. "Certains parents voudraient arriver en voiture dans la classe. On veut stigmatiser certains comportements pour que cela change, confirme le bourgmestre Michel Januth. C’est de la prévention mais si les règles élémentaires ne sont pas respectées, il n’y a rien à faire, il faut passer à la répression pour la sécurité de tous."