Brabant Le projet de fermeture du passage à niveau rue Julien Marsille fait débat.

Les relations entre la Ville de Tubize et Infrabel ne sont pas spécialement au beau fixe ces derniers temps. Et pour cause : le gestionnaire de l’infrastructure du réseau des chemins de fer belges a décidé, pour des raisons de sécurité, de fermer certains passages à niveau… dont celui de la rue Julien Marsille.

Mais certains (Infrabel) semblent plus d’accord que d’autres (la Ville) pour fermer définitivement ce passage à niveau. Face à cette situation, les conseillers communaux ont lancé un signal fort en refusant le permis d’ouverture de voiries pour procéder aux travaux.

A la recherche de solutions

"Cela fait deux ans que nous sommes en négociations avec eux pour ce projet, précise Michel Picalausa, l’échevin des Travaux. Dès le départ, ils sont venus nous voir en disant qu’ils voulaient fermer pour des raisons de sécurité, qu’ils n’étaient pas obligés de nous consulter et que de toute manière, ils n’avaient pas besoin de notre accord."

Une manière de faire qui n’a bien évidemment pas plu aux décideurs tubiziens. "Le premier contact n’était pas bon et nous avons essayé de trouver des solutions pour éviter cela."

Car, en fermant ce passage à niveau, ce sont de nombreux Saintois qui se retrouveraient coupés du monde. "En faisant cela, on isole des familles et des ménages des services de pompiers et d’ambulances par exemple. Dans un premier temps, Infrabel semblait nous avoir entendus mais ce n’est visiblement pas le cas. Ou alors ils ont fait semblant", déplore Michel Picalausa.

Devant ce problème assez complexe, les autorités communales ont décidé de se montrer très fermes dans leurs décisions, même si ce refus ne signifie pas pour autant que les travaux n’auront pas lieu. "En refusant d’octroyer ce permis, nous exprimons notre fermeté. Mais il ne faut pas oublier qu’il existe également un risque qu’Infrabel aille récupérer son permis auprès du ministre compétent. C’est pour cela que nous demandons l’appui de toutes les familles politiques pour éviter cette situation. Ce qui est certain, c’est qu’on ne va pas se laisser faire et qu’on va engager un véritable bras de fer."

Dans l’opposition au conseil, Jean-Marc Zocastello a apporté son soutien à la majorité. "Ce diktat d’Infrabel est insupportable. Si les travaux sont réalisés, on est peut-être en train de construire une sorte de mur de Berlin et c’est inadmissible, explique-t-il. Dans quelques années, Saintes pourrait être coupée en deux. Ce qu’ils oublient, c’est qu’il faut prendre le problème dans sa globalité car c’est l’avenir d’un village dont on parle. Pour moi, c’est un choix purement stratégique et nous allons nous battre aux côtés de la majorité."