Brabant  La société s’attaque à la périphérie sud de Bruxelles.

Principal concurrent de Deliveroo en Région bruxelloise, UberEats, à l’instar de son grand frère Uber dans le secteur du transport des personnes, s’étend chaque jour un peu plus. Au point que, désormais, la société américaine lorgne le Brabant wallon.

Fin de semaine dernière, la société annonçait en effet vouloir s’attaquer à Waterloo et Braine-l’Alleud. Selon le groupe, la cité du Lion et son homologue brainoise auraient la taille adéquate et une physionomie suffisamment proche des communes bruxelloises pour que l’implantation d’UberEats y soit un succès. "Depuis le lancement d’UberEats en octobre 2016, le développement de l’application se poursuit à grande vitesse et nous sommes très heureux de pouvoir étendre notre service dans une nouvelle région de la périphérie bruxelloise", se réjouit ainsi Philippe De Schutter, responsable d’UberEats Belgique.

Le concept reste le même qu’en Région bruxelloise : le client commande via Internet ou smartphone un plat dans un restaurant, une épicerie ou un fastfood et se le fait livrer à domicile, par un livreur circulant à vélo ou à scooter, dans un délai allant de quinze à trente minutes, sept jours sur sept.

Vingt restos et épiceries ont adhéré au système

Actuellement, une petite vingtaine de restaurants et épiceries fines ont adhéré au système UberEats à Waterloo et Braine-l’Alleud. Parmi ceux-ci, on retrouve notamment le Yakapasta, Cookies&Icecream, le McDonald’s ou encore des Délitraiteur.

Reste à savoir si le concept, qui a trouvé ses marques à Bruxelles, pourra conquérir le cœur des Brabançons wallons. Pour rappel, la société Menu Next Door, qui offre la possibilité à des habitants d’un quartier de profiter des bons petits plats concoctés par leurs voisins, s’était elle aussi attaquée à la commune de Waterloo en 2016. Mais le concept n’a jamais vraiment réussi à décoller, la faute sans doute à une densité de population pas assez importante et à une culture gastronomique différente dans la cité du Lion que dans les communes bruxelloises.

Toujours est-il que, pour remplir son pari, UberEats a mis les petits plats dans les grands. Sur l’ensemble de la Région bruxelloises, le groupe emploie aujourd’hui plus de mille coursiers actifs et compte plus de 600 restaurants partenaires.

Revers de la médaille : à l’instar de son concurrent Deliveroo, de plus en plus de coursiers se plaignent des conditions de travail et d’assurance particulièrement difficiles, voire inexistantes.

 

Infos : www.ubereats.com.