Brabant Le Cercle d’histoire retrace la vie dans la commune à l’aide de nombreux témoignages locaux.

Comme moult confrères, le Cercle d’histoire, d’archéologie et de folklore d’Uccle termine le centenaire de 1914-1918 par une exposition rétrospective. Visible du 9 au 25 novembre au Doyenné-Maison des Arts.

Sa philosophie ? "Le territoire d’Uccle n’a pas subi de combats", expliquent Patrick Ameeuw et ses amis. "Comme faits de guerre, la commune a connu l’arrivée des Allemands en 1914 (sans coups de feu car Bruxelles avait été déclarée ‘ville ouverte’) et leur départ en 1918, sans de réels événements militaires. En fait, Uccle a vécu le sort de la plupart des communes belges éloignées du front de l’Yser, mais dont les populations ont souffert des duretés de la vie sous l’occupation. Sa situation a été très proche des autres communes bruxelloises traitées de manière uniforme par l’occupant dans le cadre d’un ‘Grand Bruxelles’ avant la lettre."

"À noter, l’importance cruciale de l’administration communale, qui remplaça d’une certaine manière les autres échelons institutionnels, empêchés d’agir à la suite de l’invasion allemande."

Une époque proche et éloignée !

Le Cercle a aussi mis l’accent sur ce qui rapproche ou distingue de la vie uccloise d’il y a un siècle. Une époque à la fois familière (urbanisation, modernité) et éloignée (monde encore rural et aux réalités différentes) aux yeux des Ucclois d’aujourd’hui. L’exposition se décline en six sections à partir de l’arrivée des Allemands le 20 août 1914. Puis, l’occupation sera illustrée par une focalisation à la fois sur les lieux occupés à Uccle et sur les effets de l’occupation allemande avec ses contrôles et contraintes. La dureté du quotidien, avec ses réquisitions, déportations, etc, contraste avec le ravitaillement et la bienfaisance organisés sous les auspices du Comité national de secours et d’alimentation avec le soutien de la Commission for Relief in Belgium. Il sera aussi question de la "résistance" et du rôle d’Edith Cavell. Très originaux aussi sont les témoignages de quatre Ucclois aux destins différents : Léon Bergeret, Felix De Boeck, Henri Quittelier et François Vandenbosch. 

Outre la fin de la guerre avec l’arrivée des Alliés à Uccle et à Bruxelles en novembre 1918, il sera question de la mémoire de la Première Guerre mondiale jusqu’à ce jour avec les mémoriaux (monuments commémoratifs et autres), les noms des rues et la présence de l’Institut national des invalides de guerre au Nekkersgat. Précision : l’exposition sera tous publics (quels que soient leur âge ou leur connaissance de l’histoire). Elle visera particulièrement les jeunes, qu’ils viennent en famille ou avec leur école. Et cela, à travers une trentaine de panneaux explicatifs, mais aussi des tableaux et des œuvres d’art et, enfin, divers objets d’époque. Le tout se doublera d’une brochure illustrée.

Horaires : de 12 h à 18 h, du lundi au samedi, et de 10 h à 16 h le dimanche. Renseignements : 02/374. 60. 80 ou 0477 68 58 16 ou cercle.histoire.uccle@gmail.com.