Brabant

Le rapport d’activités 2010 de la zone de police de Braine-l’Alleud donne le sourire aux autorités : dans plusieurs domaines, et notamment ceux qui faisaient l’objet de priorités dans les actions de terrain, les résultats sont bons.

Globalement aussi : le nombre total des délits enregistrés sur le territoire était de 2.863 en 2009, et il est passé à 2.463 en 2010. Soit une basse globale de 14 %. Le nombre total de vols passe de 616 à 568, les vols de voiture, quant à eux, se stabilisent, et les cambriolages dans les habitations diminuent également : 312 en 2009, contre 286 en 2010.

D’après le chef de zone, Stéphane Vanhaeren, les actions de terrain paient mais ce sera difficile d’aller au-delà, vu l’augmentation de la population, son niveau et son mode de vie. Ce qui ne veut pas dire que les efforts seront relâchés, évidemment, tant en matière de prévention que pour la recherche des auteurs.

Les vols à main armée diminuent fortement également : de 18 en 2009, on arrive à 9 en 2010. En prenant en compte une plus longue période (à partir de 2007), on constate aussi une diminution des vols avec violence sans arme (les rackets entre jeunes pour l’essentiel).

Dans le même temps, les vols à la tire chutent aussi de 50 % et les vols à l’arraché deviennent presque anecdotiques. Le vandalisme est également en baisse mais avec un bémol : ces petits faits sont peut-être moins déclarés à la police par les personnes lésées qu’auparavant.

Pour le procureur du Roi de Nivelles, Jean-Claude Elslander, les bons chiffres de 2010 prouvent que la réforme des polices, qui permet des collaborations entre chaque niveau, entre dans une phase de maturité. Et aussi qu’à Braine-l’Alleud, la zone maîtrise son sujet.

Le commissaire Stéphane Vanhaeren ne crie cependant pas victoire. "Restons humbles et modestes", souffle-t-il. C’est que de nouveaux phénomènes délinquants apparaissent et, dans un monde en constante évolution, les stratégies sont constamment à réajuster.

Des phénomènes extérieurs ont également des influences sur la criminalité dans la zone, et puis il y a la fragilité des chiffres : une épidémie de vols durant quelques nuits dans un quartier ou un vandale particulièrement actif peuvent plomber les statistiques d’une année