Brabant

Ils étaient plus de 150: Belges, Allemands, Français. Ils ont roulé quelque 600 kilomètres pendant 10 jours. Leur but: promouvoir l'utilisation du vélo comme moyen de déplacement. Eux, c'est le dynamobile.

Partis de Bruxelles, ils ont rallié Diest, Bree, Essen, Hamm et Geseke où ils ont pris le train jusque Aachen, avant de revenir par Verviers, Liège, Hélécine et Wavre. «Globalement, tout s'est bien passé pour les participants âgés de 3 à plus de 70 ans», précise la présidente, Denise Maerevoets, de Chastre. «Même si certaines étapes étaient longues et difficiles. Nous avons accompagné quelques jours le tour cycliste de la Paix qui relie Paris à Moscou. Il y a eu plusieurs chutes, mais une seule a nécessité un plâtre.»

Mais le dynamobile est paré, puisqu'il y a une infirmerie, des signaleurs, une cuisine qui précède le groupe, ainsi qu'une voiture-balai. Tandis que chaque adulte porte ses propres bagages. «Beaucoup de gens sont intéressés par notre action», précise Jacques Wilmart, participant. «C'est notre moyen de faire connaître notre action. Et cela fonctionne, car tous les ans, 30 à 40 pc de nouveaux rejoignent le dynamobile. Nous sommes un groupe militant, nous demandons à être reçus par les autorités communales afin de discuter de ce qu'ils font pour le vélo.»

D'où cet arrêt à Wavre où les pistes cyclables sont rares. Charles Michel a félicité le groupe pour son initiative et a mis en avant les formations au vélo dans les écoles, ainsi que les démarches pour le WAWA, sur les anciens vicinaux. Mais le groupe a réclamé des infrastructures routières, «indispensables, si on veut des cyclistes dans les rues». Une requête que le groupe dynamobile a également exprimée en chanson. Albert Mahieu a remis le cahier de demande du Gracq Wavre. Et si, avec tout cela, la cité du Maca n'a pas encore compris...

© La Libre Belgique 2006