Brabant Le Renault Scénic circulait sur le halage lorsqu’il a quitté sa trajectoire.

Un dramatique accident a coûté la vie à deux personnes ce mardi en fin de matinée vers 11 h. Une voiture qui circulait sur un chemin de halage à hauteur de Hun, à Anhée (province de Namur) a subitement quitté sa trajectoire pour tomber dans la Meuse.

Les corps repêchés sans vie

Les deux occupants, un homme et une femme d’une soixantaine d’années originaires de Court-Saint-Etienne, sont morts noyés.

Le lieutenant des pompiers d’Yvoir et officier de garde ce mardi, Gilles Boonen, a assisté à la scène. "J’habite pratiquement en face des lieux et j’ai vu le moment où la voiture a percuté l’eau, explique-t-il. J’ai immédiatement appelé le 100."

Des pompiers de la caserne d’Yvoir et des plongeurs de Dinant se sont rendus sur place avec deux bateaux et autres véhicules habituels de secours. Les corps des deux victimes ont été repêchés sans vie. "Apparemment, une personne serait sortie de la voiture et est remontée à la surface, mais elle n’a pas pu être sauvée. Deux cyclistes qui passaient se sont déshabillés et ont sauté dans l’eau, mais ils n’ont rien pu faire non plus. On a retrouvé les deux corps, mais au moment où nous sommes intervenus, on a dû vérifier s’il n’y avait pas d’autres victimes. Les écluses et voies navigables ont été fermées durant notre intervention afin qu’on puisse disposer d’un bon biotope."

Déterminer les circonstances exactes

Le véhicule des victimes, un Renault Scénic, a également été sorti de l’eau en début d’après-midi. Les causes de l’accident étaient quant à elles encore inconnues. Malaise du conducteur ? Accident ou acte volontaire ? Un expert du parquet de Dinant est descendu sur les lieux du drame pour tenter de déterminer les circonstances exactes de cette sortie de route. Sur place, les traces de pneus dans l’herbe dues au changement de trajectoire étaient bien visibles.

Si la femme n’avait, hier soir, pas encore été formellement identifiée, l’homme est né en 1950. La femme retrouvée à ses côtés pourrait être son épouse, née en 1953. Le couple faisait l’objet d’une mesure d’éloignement pour cause de violences familiales, explique le parquet du Brabant wallon. Une décision prise au début du mois de juillet et qui pourrait être à l’origine d’un geste de désespoir dans le chef du conducteur du véhicule dont on ignore toujours s’il s’agissait de l’homme ou de la femme.