Brabant Il est le premier en son genre à Bruxelles.

Dans le quartier d’Yser, se situe un magasin pas comme les autres. Dès l’entrée, la décoration nous plonge dans une ambiance exotique. En regardant mieux, nous apercevons des reptiles et des araignées.

Serge Vilain, Président du Comité de Direction du groupe SRIB (Société régionale d’investissement de Bruxelles), vient tout de suite vendre le projet du magasin.

Il a accordé une aide de 60 000 euros à Arnaud Feytis afin qu’il puisse lancer son magasin. "Il faut encourager ce genre de projets. C’est un jeune entrepreneur, dynamique et courageux." Selon lui, l es règles d’éthique sont plus que respectées par le gérant de Repti’shop.

"D’abord mes animaux, le reste après", déclare Arnaud Feytis, avant de répondre à nos questions. Passionné par les reptiles depuis 15 ans, il a créé son magasin, notamment, pour lutter contre le marché parallèle. Celui-ci ne respecte pas toujours le bien-être des animaux, selon lui. Ce qui rend ces espèces attirantes, selon lui, c’est la complexité quelles représentent. "Ces animaux ne sont pas compris."

Aucun animal en vente n’est venimeux. Ils sont interdits en Belgique.

Des animaux nés en captivité

"Je suis à 100 % contre l’achat compulsif , insiste-t-il , les clients doivent venir plusieurs fois avant d’acheter un animal." Il lui est déjà arrivé de refuser un achat. Et, si un client ne sait plus s’occuper de son animal, il le reprend. A côté des potentiels acheteurs, beaucoup de visiteurs viennent par simple curiosité.

Pour lutter contre le prélèvement des animaux dans la nature, qui menace l’espèce, ceux qu’il vend sont nés en captivité. Ils proviennent de Belgique, d’Allemagne, de France et des Pays-Bas. Pour garantir leur bien-être, une vétérinaire, Sylvie Pirson, vient 3 à 4 fois par semaine. Ils ont un réel partenariat, le minimum légal étant d’une visite par mois.

Législation belge

Pour ouvrir un tel marché à Bruxelles, il faut un permis d’environnement de Classe 2 délivré par l’Urbanisme de la commune ainsi qu’un agrément de Bruxelles Environnement. Un permis n’est pas nécessaire pour l’achat d’un reptile par un particulier. Il doit, néanmoins, signer une déclaration de cession.