Brabant La Jeune Province a dû se construire toute seule, estiment les libéraux.

A l’heure de dresser un premier bilan de la législature, à quelques mois des prochaines élections communales et provinciales, le MR du Brabant wallon a tiré, hier, à boulets rouges sur les autres niveaux de pouvoir dirigés jusqu’ici par d’autres partis, estimant que la Province n’avait jamais été traitée de manière équitable par les autres niveaux de pouvoir "alors même qu’elle est le moteur économique de la Wallonie".

Le président de la fédération libérale du Brabant wallon prend l’exemple des Fonds Feder (un programme d’investissement européen dont les fonds étaient distribués par la Région) où "seule la commune de Braine-l’Alleud a pu obtenir un petit quelque chose (NdlR : pour la construction d’une voirie de pénétration vers le centre-ville). Il est anormal que pour des raisons uniquement politiques, le Brabant wallon ait été systématiquement délaissé. Ce n’est pas une politique saine qui a été menée par la Région wallonne (NdlR : jusqu’à l’arrivée du MR au gouvernement wallon)."

Une gestion efficace et intelligente

Et le président du MR Brabant wallon d’en conclure que si le BW en est arrivé à ce qu’il est aujourd’hui, ce n’est que grâce au MR, au pouvoir au niveau provincial depuis la scission du Brabant unitaire. "Au début des années 1990, le PRL était opposé à cette scission car les revenus du Brabant wallon provenaient essentiellement de Bruxelles et de sa partie flamande, confie Jean-Paul Wahl. Lorsqu’on a scindé la province, ça a été compliqué pour le BW. Mais aujourd’hui, c’est la région la plus riche de Wallonie, une des plus riches de Belgique et elle figure dans le top 5 des régions les plus innovantes d’Europe."

Et d’expliquer cet état de fait par la politique libérale menée jusqu’ici en Brabant wallon. "Depuis 1995, la province a connu un dynamisme extraordinaire. Non pas parce qu’elle était riche - elle ne l’était pas au départ - mais en raison d’une gestion efficace et intelligente, avec un grand respect de l’argent public, qui y a été menée. On a pu donner confiance aux citoyens et aux entreprises. La gestion libérale a amené à une province où il y a un énorme bien-être et où on est parvenu à faire du développement économique tout en respectant la problématique environnementale et l’aménagement du territoire qui préoccupent nos citoyens depuis un certain nombre d’années."

Et le président du collège provincial, Mathieu Michel, de conclure : "En Brabant wallon, on a eu l’intelligence d’éviter le copinage comme ça a été le cas à d’autres niveaux de pouvoir. On a une vraie conscience de l’intérêt général. On a orienté les moyens pour répondre aux besoins essentiels d’infrastructures structurantes (centres culturels, centres sportifs…) d’un point à l’autre du territoire et ce, sans distinction de couleur politique. La Province a investi partout où elle le pouvait. Quand un projet est bon, qu’il soit PS, Ecolo, CDH ou libéral, il est bon et mérite d’être soutenu."