Brabant  Des informations ont conduit la police de la zone Orne-Thyle sur la bonne piste.

Vendredi matin, deux automobilistes ont endommagé leur véhicule dans les environs de Rigenée : des plaques et grilles d’avaloirs avaient été dérobées dans la nuit, laissant des trous béants dans la chaussée.

Le même scénario s’était déroulé une dizaine de jours auparavant à la rue de l’Abbaye, et l’auteur de ces vols de métaux se fichait visiblement des conséquences de ses actes…

D’où le coup de gueule du bourgmestre Emmanuel Burton, sur les réseaux sociaux, dès que les faits ont été découverts. Le maïeur villersois avait également lancé un appel à témoins, promettant l’anonymat à ceux qui pourraient donner des informations sur ces vols qui mettent en danger les usagers de la route et coûtent cher à la communauté.

Des bruits circulaient déjà, et certains renseignements les ont confirmés. Le tout était assez solide pour mériter une vérification de la part de la zone de police Orne-Thyle et finalement, les grilles de métal volées dans la nuit de jeudi à vendredi ont été retrouvées chez un récupérateur de métaux de la province de Namur.

Et l’homme qui est venu lui apporter le butin de ce vol commis à Villers-la-Ville a également été identifié. La suite ? Aux enquêteurs à présent de boucler le dossier.

La commune, elle, remettra les lieux en ordre dès ce mercredi. Et le collège communal de vendredi se prononcera sur une éventuelle constitution de partie civile dans le cadre de la procédure à venir. "Merci aux policiers de la zone Orne-Thyle qui ont mené cette enquête, commentait, hier, le bourgmestre Emmanuel Burton. La suite du dossier étant judiciaire, je ne ferai aucun autre commentaire. Quant aux plaques, tout sera remis en ordre ce mercredi et la voirie sera, à nouveau, accessible."

Les taques volées à la rue de l’Abbaye, elles, n’ont pas été retrouvées. Quant à des solutions à mettre en œuvre pour éviter ce genre de méfaits à l’avenir, elles ne sont pas évidentes à trouver. Celle qui vient à l’esprit en premier lieu consisterait à souder les plaques, mais cela pose des problèmes pratiques pour l’entretien.

D’autres systèmes de bloquage ? Il faut qu’ils soient efficaces. Et l’utilisation d’un autre matériau que le métal dans des chemins ruraux empruntés par des véhicules lourds est aléatoire : si les grilles finissent par casser, la circulation sera aussi dangereuse que si elles avaient été volées…