Brabant

le schéma de structure commercial commandé sous la dernière législature a débouché sur différentes recommandations pour dynamiser le commerce à Nivelles. Dont une qui suggérait de créer des projets fédérateurs.

En voilà un d’envergure, qui sera officiellement lancé le 10 décembre : la carte Qustomer. "Et c’est une idée qui est venue des commerçants eux-mêmes", se réjouit l’échevine du Commerce, Valérie De Bue.

Concrètement, il s’agit d’une carte de fidélité unique pour toutes les enseignes du centre-ville qui veulent se lancer dans ce projet. Au format carte de crédit, elle peut aussi être dématérialisée dans une application pour smartphone.

Cette solution, développée par une société bruxelloise, est assez simple. Le client reçoit sa carte personnelle portant un QR code et, dans chaque magasin, après que le commerçant ait indiqué le montant d’achat sur un iPad, cette carte est passée devant l’écran.

Le compte du porteur de la carte de fidélité est alors instantanément crédité. La solution permet d’épargner des points individuellement, par commerce.

Mais à Nivelles, une autre option a été privilégiée : la carte Qustomer permettra d’accumuler des points valables chez tous les indépendants participants. Et le client pourra choisir de valoriser ses points chez l’un ou l’autre.

Actuellement, déjà 20 magasins du centre-ville se sont engagés. Cela va du salon de coiffure au magasin d’optique, en passant par la bijouterie, la librairie, plusieurs restaurants, un fleuriste…

Face à cet enthousiasme, Nivelles Commerces espère arriver à 40 lieux d’ici à la fin de l’année. Il faut dire que Nivelles Commerces prend en charge les frais d’activation (49 €), le coût des cartes à distribuer (37 € pour 200 cartes) et l’abonnement mensuel au système (19 €).

Plutôt avantageux pour les commerçants. D’autant que la société fournit aussi un logiciel qui leur permet de gérer relativement simplement leur base de données clients.

Un bilan est prévu après un an de fonctionnement. La généralisation du système aux différents magasins aclots ne s’étendra pas jusqu’au Shopping Center : le but est vraiment de dynamiser le petit commerce local. "De toute façon, les grandes enseignes préfèrent gérer ce type de données en interne", indique Antoine Humbeeck, le cofondateur de Qustomer.