Brabant Il sera également candidat à sa propre succession. Entretien.

Comment voyez-vous les élections d’octobre prochain ?

Dans la continuité, sur la base d’un bon bilan, d’une expérience et d’un solide projet.

Sauf que le PS n’est plus partant pour une liste commune !

Oui, c’est vrai, aujourd’hui, deux listes se construisent. Ce n’est pas forcément mon choix : j’étais prêt à continuer avec une seule liste… De toute façon, ma liste sera à nouveau une liste d’ouverture, qui s’appellera Liste du bourgmestre.

Est-ce que les ponts sont rompus avec Olivier Parvais et le PS ?

Évidemment que non. Mais les ponts sont aussi construits par les électeurs…

Vos rapports avec les partis de la minorité sont rugueux…

J’ai toujours tendu la main, mais on me l’a renvoyée en pleine figure ! Voyez la déclaration de politique générale en 2006, qui était tout à fait ouverte. Mais l’opposition se met systématiquement dans un clivage. Les gens qui m’entourent me reconnaissent cette volonté de rassembler. La liste du bourgmestre rassemblait en 2012 des indépendants, des socialistes et des libéraux. Alors que la MR a une majorité absolue, on a ouvert la porte à une autre liste. Et j’ai aussi mis des administrateurs Défi sur le quota MR dans certains outils communaux, comme la CCATM. Si cela ne démontre pas un esprit d’ouverture !

Les propositions de l’opposition sont systématiquement rejetées !

Quelles propositions ? Rien d’original, rien que des sujets épuisés depuis dix ans. Quand il y a une bonne idée, je n’ai aucun souci à l’appuyer. La preuve avec le budget participatif : non seulement on a repris cette proposition – à laquelle on travaillait déjà – mais on l’a doublée : ils suggéraient

un montant de 50.000 euros, on a fixé 100.000 euros.

Vous ne partagez pas leur vision du centre-ville…

Je ne connais pas leur vision. Nous, on a des études, on a intégré les réflexions d’experts… C’est une vision pragmatique, pas idéologique. Une vision de gestion, pas farfelue et intenable. On s’est fait accompagner, on a lancé une charrette urbanistique. Le centre-ville est trop important pour qu’on se laisse bercer par des illusions…

Vous serez encore bourgmestre quand arrivera le RER ?

Il arrive quand ? C’est vrai que la ville se construit autour de l’arrivée du RER : je tiens compte de ce paramètre depuis 2001. Il arrivera de toute façon, j’en suis convaincu. Les investissements consentis par la SNCB sur Braine-l’Alleud le démontrent. Et on est déjà bénéficiaires de cet investissement. Et il ne faut pas oublier que l’offre de service est déjà la plus importante entre Bruxelles et Charleroi.

Autre sujet polémique, la nouvelle cité administrative…

Sauf qu’aujourd’hui, les Branois ont compris. Et je n’entends d’ailleurs plus l’opposition sur le sujet. La nouvelle cité administrative a donné une nouvelle dynamique à la ville. C’est un dossier caricatural : j’ai pu démontrer mon obstination quand je crois à un projet. On est passé de 20 % à 90 % de convaincus. On voit qu’il y a une majorité tournée vers l’avenir, et une opposition fort peu constructive, voire rétrograde.