Brabant

Il y a quelques jours, Florence Reuter, le bourgmestre de Waterloo, annonçait une bonne nouvelle concernant l’avenir du château de la Rose. Un courrier officiel de l’avocat des propriétaires certifiait que dans l’acte de vente, une clause stipulait très clairement que le futur acheteur ne pourrait détruire le bien.

Trois arbres classés

Une bonne nouvelle certes, mais qui n’a pas spécialement enchanté les riverains du quartier du Chenois qui tiennent particulièrement à la préservation du château de la Rose… sur du long terme. "Je pense que légalement, ce courrier ne tient pas la route, explique Thomas Verhulst. Par exemple, si le futur propriétaire revend par la suite le château et que cette clause n’est plus stipulée, le château de la Rose sera à terre. Il faut faire quelque chose sur du long terme pour le sauver comme une procédure de classement."

Une procédure qui n’était visiblement pas à l’ordre du jour du côté des autorités communales… mais bien dans les intentions du comité du quartier du Chenois. "Je peux confirmer que grâce à une action citoyenne collective, le dossier de demande de classement du château de la Rose, de ses dépendances et de son portail a été introduit auprès des autorités compétentes à Jambes le 30 octobre et elle a été validée par 1 570 signatures sur une pétition", continue Fabienne Convent.

Un engouement qui a rapidement fleuri dans le quartier. "Ces 1 570 signatures ont été engrangées en un laps de temps record : trois semaines à peine ! C’est dire l’enthousiasme suscité."

En ce qui concerne le parc, outre l’îlot de verdure qu’il constitue à Waterloo et dans le Chenois, on ajoutera qu’il est riche de trois arbres remarquables et classés depuis août 1999. Un hêtre pourpre, un Araucaria et un Marronnier d’Inde. "La procédure administrative de demande de classement est donc plus qu’à l’ordre du jour, elle est enclenchée", conclut Fabienne Convent.