Brabant Contre la décision du ministre d’autoriser l’implantation.

Il y a quelques jours, nous apprenions que le ministre Marcourt donnait son accord à la chaîne de magasins Lidl pour s’implanter à la place de "Cuir n1" sur la chaussée de Bruxelles. Une décision étonnante qui a surpris les autorités communales, elles qui avaient déjà remis à plusieurs reprises un avis négatif sur ce projet.

Face à cette situation, la commune a décidé d’aller au Conseil d’Etat pour casser l’obtention de ce permis. "Le ministre suit uniquement l’avis de Lidl qui lui mentionne que Waterloo est en pénurie alimentaire et en forte sous-offre commerciale alors que nous avons déjà 14 enseignes alimentaires de grandes surfaces sur notre territoire", note Cédric Tumelaire, l’échevin de l’Urbanisme.

De plus, vu l’implantation souhaitée, le niveau esthétique n’est pas vraiment du goût des autorités communales. "Quand on arrive dans la commune, cela donnerait : bienvenue à Waterloo, vous avez un Lidl à votre droite avec une architecture qui ne s’intègre pas du tout. Nous n’avons rien contre la chaîne de magasins Lidl mais dans ce cas-ci, il n’y a aucune nécessité."

Enfin, en termes de mobilité, l’implantation d’une grande surface de ce type à cet endroit pose aussi question. "La mobilité n’est pas non plus prise en compte. Les camions de livraison journalière devront manœuvrer sur la chaussée de Bruxelles afin de déposer leurs marchandises en vis-à-vis du quai de livraison. Le permis déposé ne prévoit aucun aménagement non plus pour les voitures qui doivent tourner sur la chaussée de Bruxelles pour entrer sur le terrain de Lidl. D’après Lidl, une partie importante de ses clients utilise soi-disant les transports en commun", doute l’échevin waterlootois.


J. Br.