Brabant La bourgmestre a décidé de porter plainte contre les propos "diffamatoires" d’Ecolo.

Le débat sur le projet de loi visant les visites domiciliaires n’a pas fini de faire polémique. Mais à Waterloo, il a pris une tournure inquiétante. Lors du conseil communal de lundi, la motion contre le projet de loi n’a pas été votée, ce qui a déçu les écologistes de la cité du Lion. "Par ce déni de démocratie, que d’occasions ratées", commente une lettre ouverte des verts.

Et de pointer un nombre important d’opportunités manquées par la bourgmestre waterlootoise, comme "celle de rallier le soutien aux sans-abri et aux citoyens solidaires de leur détresse. Dans ce contexte national, hyper-radicalisé et clivé à l’extrême, dans un environnement européen où les bruits de bottes se font de plus en plus sonores, sur une scène internationale grevée de conflits sanglants aux portes mêmes de l’Europe, Ecolo n’aura pas manqué de vous mettre en garde sur les dérives autoritaristes et populistes du gouvernement actuel."

Le fond du problème

Des phrases chocs et dures qui ont eu le don de faire sortir de ses gonds la bourgmestre. "Passons sur le déni de démocratie ou le faux-fuyant, j’ai été particulièrement choquée par les références claires aux bruits de bottes et au fascisme !"

Choquée par la dureté des propos des coprésidents d’Ecolo Waterloo, Florence Reuter a décidé de ne pas en rester là. "Je pense avoir démontré à plusieurs reprises mon profond respect des diverses sensibilités et opinions. Je mets un point d’honneur à laisser à chacun l’opportunité de s’exprimer. Toutefois, vos propos ont aujourd’hui dépassé une limite acceptable ! J’ai donc décidé de porter plainte pour calomnie et diffamation."

Et de revenir sur le fond du problème : la motion contre le projet de loi. "Cette motion n’a pas été rejetée purement et simplement mais, conformément à la loi, l’assemblée ne s’est pas exprimée sur le fond d’un dossier relevant d’une matière fédérale. J’estime donc calomnieux de suggérer que j’aurais refusé d’entendre cet appel, relayé par des millions de citoyens impliqués, pour le bien commun ou que j’aurais perdu l’occasion d’affirmer mon amour de la démocratie et de valeurs essentielles de solidarité. Ces attaques personnelles sont une atteinte aux valeurs humaines que je défends depuis toujours", conclut Florence Reuter.