Brabant La Province octroie un subside de 250 000 euros pour développer les activités.

Le champ de bataille de Waterloo est un puzzle institutionnellement complexe et les attractions principales dépendent parfois de la Province (le dernier QG de Napoléon), parfois de l’intercommunale (butte du Lion, Mémorial, Panorama, Hougoumont) ou encore des communes (Musée Wellington).

La ferme de Mont-Saint-Jean, ancien hôpital des Anglais où plusieurs milliers de soldats ont été soignés en 1815, a été rachetée en 2014 par le groupe d’Anthony Martin, qui l’a rénovée pour y implanter une brasserie, de l’Horeca mais aussi un musée médical qui est le seul en Europe à être proposé aux visiteurs directement sur un champ de bataille.

Une partie de l’immeuble - dont la grange et le portail - étant classée, la Région wallonne a apporté son soutien au chantier. Le groupe privé nourrit de nouveaux projets encore, dont la construction d’un centre d’interprétation pour accueillir les visiteurs - il espère attirer sur le site de Mont-Saint-Jean 10 % des 50 000 touristes annuels du champ de bataille - ainsi que des espaces pédagogiques permettant d’accueillir divers ateliers pour un public scolaire.

Contreparties

Dans le cadre de cette rénovation à caractère touristique, la Province du Brabant wallon a décidé de nouer un partenariat public-privé avec la ferme, dont la vocation est d’être ouverte au grand public.

Pour cela, une ASBL vient d’être créée. Baptisée "Waterloo ferme de Mont-Saint-Jean (hôpital britannique) " , cette association reprendra l’ensemble des activités de mémoire et des activités pédagogiques développées à Mont-Saint-Jean. Une subvention provinciale de 250 000 euros est octroyée à l’ASBL pour qu’elle continue les investissements et aménage des espaces publics.

En contrepartie, le privé prend différents engagements dont celui de préserver un accès gratuit à certaines activités, et celui de veiller à être complémentaire - et pas concurrent - par rapport aux autres partenaires du champ de bataille. "Ce partenariat qui est conclu pour quinze ans montre qu’il est tout à fait possible de travailler avec le secteur privé , explique le député provincial Tanguy Stuckens. On voit que le privé peut tout à fait s’inscrire de manière durable dans une démarche d’intérêt public."