Brabant Waterloo Un vrai tourisme de mémoire s’est développé depuis quelques semaines.

Si sur le champ de bataille, les traces du passage des festivités du Bicentenaire de la bataille de Waterloo se sont estompées, dans le centre de la commune, un autre style de commémorations vient de se développer.

En effet, lorsque l’on se balade dans la cité du Lion, on découvre depuis quelques semaines de petites couronnes de coquelicots, de minuscules croix, des gerbes plus importantes, voire des reproductions de gravures, déposées dans des endroits qui symbolisent la mort. Que ce soit à Hougoumont, le long du chemin des Vertes Bornes, sur la route menant à La Marache, à l’église Saint-Joseph ou dans les jardins du Musée Wellington, les terres fleurissent de toute part.

Seul ou en groupe

En fait, il s’agit de marque de mémoire laissée par des descendants de combattants qui, profitant de l’événement, ont souhaité raviver la flamme de leurs ancêtres. Certaines familles sont venues en groupe, comme les descendants du baron van Merlen ou ceux du major Arthur Rowley Heylandt, dont le sarcophage est toujours exhibé dans la cour du Musée Wellington.

D’autres sont venus seuls, déposant une simple fleur, par exemple, sur le lit où a agonisé le lieutenant Gordon. "Ces instants de souvenir ont, à chaque fois, été fort émouvants. On sentait que ces témoignages étaient sincères et profonds. Certains venaient sur le site pour la toute première fois", explique Yves Vander Cruysen, l’échevin du Tourisme, qui a d’ailleurs rencontré plusieurs de ces familles.

Grâce au Bicentenaire de la bataille de Waterloo, le souvenir d’êtres parfois oubliés, restera à jamais intact et a refait surface… dans l’humilité et la discrétion la plupart du temps.