Brabant La paroisse Sainte-Catherine mais aussi ses nombreux "supporters" fêtent ce dimanche les 90 ans de Père Loup.

L’abbé Willy Gettemans, c’est Père Loup et... inversément. Un prêtre haut en couleurs du Brabant wallon qui y est opérationnel et hyper-actif depuis belle lurette puisque cela fait 67 ans qu’il a reçu l’ordination sacerdotale... Et ce n’est pas fini puisque ce dimanche, sa communauté paroissiale de Bonlez mais aussi ses nombreux "supporters" qui viennent des environs viendront lui souhaiter un joyeux nonantième anniversaire à l’église Sainte-Catherine! Fraîchement ordonné prêtre en 1950, il avait rejoint le Petit Séminaire de Basse-Wavre. C’est de cette époque aussi que date son pseudonyme qui... coule plutôt de source.

Très actif aux côtés des jeunes

Il créa en effet une meute de louveteaux dont il fut l’aumônier. Il le garda comme écrivain comme on le lira par ailleurs... En 1960, il quitta Basse-Wavre pour Wavre où il fut nommé vicaire tout en étant chargé des cours de religion dans ce qui est devenu depuis lors le Lycée Folon. Là encore, il fut un animateur de mouvements de jeunesse très apprécié et il élargit aussi son action à des jeunes souffrant d’un handicap. Les années rondes furent synonymes d’évolutions pour Willy Gettemans: après une décennie dans la cité du Maca, il se retrouva en 1970 à la tête de la paroisse de Bonlez, à la base pour assister le curé, mais il s’occupa également pendant 22 ans de celle de Biez.

Le hasard a voulu que son chemin croise celui de la famille royale, en l’occurrence de la princesse Claire qui connaît l’abbé depuis pas mal de temps aussi, la famille Coombs ayant apprécié de longue date l’apostolat moderne de Père Loup. Il a donc co-présidé avec l’encore plus médiatique Guy Gilbert, les premières communions la princesse Louise et des princes Aymeric et Nicolas, les enfants du prince Laurent et de la princesse Claire.

Cet homme engagé en permanence dans une pastorale active est devenu un peu par la force des choses une personnalité régionale et, partant, wallonne même s’il a avoué ne pas aimer cette "starification". Ce qui fit cependant qu’il s’est retrouvé parmi les candidats potentiels à un Mérite wallon, cette distinction désormais annuelle que le gouvernement régional accorde à des personnalités politiques mais aussi à des acteurs actifs de la vie économique, sociale et culturelle et même... cultuelle, lorsque le lauréat se double d’un citoyen engagé et ouvert à tous les courants de la société, bien au-delà de ses propres convictions religieuses.