Bruxelles

Le projet pilote a été lancé officiellement ce jeudi en présence de la ministre bruxelloise des Transports, Brigitte Grouwels (CD&V), dans le cadre du plan stratégique "Un taxi pour l’avenir". Pendant deux ans, 13 taxis-motos, seront présents dans la capitale. La ministre, arrivée elle-même à moto, espère ainsi promouvoir le taxi comme une alternative fiable et durable à la voiture privée. Au cours de la période d’essai, les participants et les responsables se réuniront régulièrement pour assurer le suivi et le bon fonctionnement du projet. Pour Brigitte Grouwels, "en ajoutant les taxis-motos à la flotte existante, nous pouvons attirer un public de personnes qui n’auraient jamais ou rarement choisi le taxi pour se déplacer. Je pense aux hommes d’affaires ou aux aventureux." Et pour ceux qui ont quelques a priori concernant la moto, les chauffeurs seront disposés à rassurer les usagers.

Les taxis-motos ont un avantage de taille sur la voiture : ils se faufilent dans les bouchons. Quand on sait que Bruxelles est une des villes les plus embouteillées d’Europe, cet argument prend tout son sens. "On a récemment fait un test durant les heures de pointe, explique Abel Moussa, exploitant de la société Taxi Moto’s Top. De l’Atomium à la gare du Midi, le taxi-moto n’a mis que 14 minutes. Pour le même trajet, en voiture, cela prend 35 minutes." Pour cette raison, Abel Moussa dit "y croit à fond" et espère que le projet remportera le succès escompté.

Pour faire appel à un moto-taxi, il suffit de réserver par téléphone. Pour l’instant, chaque société d’exploitation a son propre numéro, mais dans le futur, une centrale spécifique sera créée. Les passagers se verront prêter des vêtements de sécurité par les exploitants; une cagoule (à usage unique), une veste et un casque. Et les enfants ? "Nous respectons la réglementation existante, il faut que les pieds du passager touchent les appuie-pieds. Je dirais qu’à partir de 12-13 ans, les plus jeunes peuvent monter sur les taxis-motos", explique Abel Moussa.

Les tarifs, quant à eux, ne seront pas inférieurs à ceux pratiqués par les taxis normaux. "Après tout, il s’agit d’une course en taxi qui se déroulera certainement plus rapidement et nous voulons éviter toute concurrence déloyale. Les exploitants proposeront un tarif forfaitaire, et le client saura à l’avance combien lui coûtera le trajet", a précisé la ministre Brigitte Grouwels.An. M. (St.)

Plus d’information sur le site www.bruxellesmobilite.irisnet.be.