Bruxelles

Le bourgmestre de Forest Marc-Jean Ghyssels s'est réuni vendredi matin avec une délégation de parents d'élèves de l'école des Sept Bonniers et le Délégué général aux droits de l'enfant Bernard De Vos, présent en qualité de médiateur. 

A l'issue de cet entretien, une lettre expliquant la chronologie des faits et les mesures prises en rapport a été remise ce jour sous enveloppe fermée aux parents par l'intermédiaire des élèves. Elle sera envoyée par courrier aux parents dont les enfants étaient absents. Un accompagnement individuel est mis à la disposition des élèves qui en feront la demande. Des séances d'information et de sensibilisation seront données aux élèves des grandes classes par le planning familial des Marolles. D'autres animations spécifiques et adaptées seront mises en place pour les plus jeunes. Une permanence téléphonique et par mail sera assurée pendant la semaine de vacances. Un accompagnement de la direction, des enseignants et des accueillants est également prévu. "Ils sont nombreux, pour ne pas dire tous, à avoir été choqués et ils ont besoin d'une équipe en soutien", estime le bourgmestre.

Un groupe de travail incluant notamment le Délégué général aux droits de l'enfant, des psychologues ainsi que des représentants des parents et du pouvoir organisateur sera constitué pour réfléchir au processus à suivre et à la meilleure façon de communiquer devant de telles crises. Le bourgmestre admet ici ses torts : "J'ai commis certainement une erreur d'appréciation sur le moment de la communication". Face à la demande de discrétion du parquet de Bruxelles pour ne pas nuire à l'enquête et compte tenu des difficultés qu'il a rencontrées, Marc-Jean Ghyssels interpellera le ministre de la Justice Koen Geens sur les règles de communication à adopter pour prévenir les parents et les tenir informer des avancées de l'enquête afin de ne pas alimenter un phénomène de panique. Il suggèrera de solliciter le Collège des procureurs généraux pour qu'il se penche sur la question.

Des parents dont les enfants auraient pu être en contact avec l'auteur des faits présumés à Forest ou sur le domaine de Palogne s'inquiètent de savoir si un suspect a été arrêté et du poste qu'il occupait afin de déterminer quels élèves ont été exposés à un risque d'abus. Le parquet de Bruxelles a répondu vendredi que le juge d'instruction ne souhaite pas faire de commentaires aux médias à ce stade. Les parents peuvent faire appel au service d'accueil des victimes, qui les informera de leurs possibilités d'avoir accès au dossier et de suivre l'évolution de l'enquête.

Pour rappel, en novembre dernier, une enfant de 4 ans a parlé à ses parents d'actes qui semblaient abusifs au retour d'une classe verte en région liégeoise. Ils l'ont conduite à l'hôpital et SOS enfants leur a confirmé la suspicion d'abus. Ils ont prévenu l'école la veille d'un second départ d'enfants au même endroit. Le pouvoir organisateur a affirmé avoir renforcé la surveillance.