Bruxelles Les riverains craignent que l’Institution publique de protection de la jeunesse ne trouble la quiétude du quartier.

La toute première Institution publique de protection de la jeunesse (IPPJ) en Région bruxelloise s’implantera dans les bâtiments de l’ancien internat pour garçons Victor Horta, situé au 150 chaussée de Bruxelles à Forest, à quelques mètres de Forest National, à l’horizon 2020. Il hébergera vingt garçons et dix filles, en régime ouvert.

Mais l’accueil réservé par les riverains à ce projet est glacial : bon nombre d’entre eux sont furieux envers la commune. Ils déplorent l’absence totale de concertation concernant ce projet qui, selon eux, va altérer sur la quiétude du quartier.

"Nous avons appris la nouvelle par la presse ! Ce projet a été fait sans concertation préalable avec les habitants qui verront leur bien-être directement impacté par cette décision , explique Sophie Michez, une maman de deux enfants de 8 et 10 ans. J’ai conscience qu’il faut une IPPJ en Région bruxelloise mais l’endroit n’est pas adéquat. Les enfants jouent dans les parcs avoisinants et je n’ai pas envie qu’ils côtoient de s délinquants puisqu’il est question d’un centre ouvert."

De nombreux riverains furieux

Une pétition circule actuellement dans le quartier afin que la commune fasse machine arrière. "Forest compte déjà sur son territoire bon nombre de nuisances à la qualité de vie et au bien-être des habitants : un centre de tri-recyclage de déchets, un centre de compostage avec des odeurs pestilentielles, deux prisons", explique de son côté Cédric De Permentier (MR), future tête de liste aux élections communales.

"Il n’y a pas de raison que les Forestois souffrent plus que les habitants d’autres communes bruxelloises mieux défendues par leurs représentants. Plus particulièrement, la présence d’une IPPJ ouverte créerait un sentiment d’insécurité dans le quartier , ajoute de son côté Michele Amico, riverain du quartier. Ce projet risque également de nuire à la sécurité des plus vulnérables et des personnes âgées et il ne faudrait pas que ces délinquants influencent négativement notre jeunesse. Enfin, il faut prendre en compte la problématique des places de parking dans un quartier où il est déjà difficile de se parquer. Qu’en sera-t-il avec le personnel du centre et les visiteurs ? Pourquoi Forest doit souffrir de toutes les nuisances de la Région bruxelloise ?"