Bruxelles

Coup sur coup, deux restaurants bien connus des Anderlechtois ont mis la clé sous le paillasson en ce début d’année 2018. Il s’agit du restaurant Nerone, et de la brasserie Le Béguinage. Deux établissements pourtant implantés depuis plus de 20 ans sur la place de la Vaillance.

"La famille Boivin a fermé le Béguinage le 24 septembre 2017 car Gérard, le patron, avait 70 ans. Il aurait bien continué à travailler encore mais comme le loyer était énorme, plus de 3 500 €, son affaire n’était plus rentable. Par ailleurs c’est l’insécurité croissante qui l’a poussé à fermer boutique", explique Martine, une amie de la famille et fondatrice du comité des clients et commerçants de la place de la Vaillance.

"Nous pensions qu’avec le projet Virtus (création d’une police de proximité aux abords de la place de la Vaillance, NdlR), la situation allait s’améliorer, mais il n’en est rien. Résultat, les habitués du restaurant - principalement des clients âgés - ont déserté les lieux car ils étaient réticents à l’idée de venir, surtout le soir", ajoute Martine. "C’est triste mais tous les membres qui composaient notre comité ont quitté la commune. Ça a commencé avec Georges Heylens, suivi du coiffeur à côté du Béguinage, puis Walter le disquaire et enfin la pharmacienne Cornelis située rue de Veeweyde", ajoute Martine.

Un concours de circonstances

Après la famille Boivin, un autre exploitant a repris l’établissement - en conservant le même nom - mais de manière peu professionnelle. Il a donc été contraint de fermer boutique au 1er janvier dernier. "Désormais, un jeune a repris le commerce et compte y ouvrir un café-bar", poursuit Martine.

Du côté de l’opposition PTB, on déplore la fermeture de ces deux établissements. "Il y a encore quelques semaines, je discutais avec les deux gérants. Cela faisait un petit temps que le centre perdait de son attractivité et que l’économie locale avait du mal à tenir. L’annonce du projet de parking sous la place de la Vaillance était la goutte de trop. Et malheureusement plusieurs échos disent que d’autres commerces vont suivre très bientôt", explique Giovanni Bordonaro, président de la section locale du PTB.

Contacté, Eric Tomas (PS), bourgmestre d’Anderlecht, espère que ces établissements pourront être repris de la meilleure des manières. "Je ne pense pas qu’il y aura un effet boule de neige car si les deux restaurants ont fermé, c’est suite à un concours de circonstances" , a-t-il commenté.