Bruxelles Le centre de revalidation pour animaux sauvages a recueilli plus de 2.500 animaux.

L’année passée, le seul centre de revalidation pour animaux sauvages de la Région bruxelloise a battu son record en recueillant pas moins de 2 505 animaux. En 2016, il en avait recueilli 2 026, soit 20 % de moins.

C’est au niveau des animaux sauvages (le centre recueille également des animaux domestiques) que l’augmentation est la plus forte. "Concernant la faune sauvage, 1 568 animaux d’espèces indigènes ont été accueillis dans nos locaux. Un nombre bien supérieur aux années précédentes puisque nous avions accueilli 1 306 animaux sauvages en 2016 et 1 255 en 2015", indique l’association.

Les espèces les plus présentes en 2017 sont le pigeon ramier (411), le merle noir (157), la corneille (118), le hérisson (104) et le canard colvert (76). Le centre a également recueilli un grand nombre de pies, de martinets, de mésanges bleues, de mésanges charbonnières et de moineaux domestiques. Au rayon des espèces rares, ils ont également pris en charge une fouine, un scorpion et des chouettes effraies.

Malgré les soins prodigués, le taux de mortalité des animaux reste élevé. Près de la moitié d’entre eux (44 % précisément) ne survivent pas à leurs blessures. Le taux de survie et d’animaux relâchés a été particulièrement bas en 2017.

937 animaux domestiques

"Sur les 1 568 animaux sauvages recevant des soins dans notre centre en 2017, 50 % ont pu être relâchés et 3 % d’entre eux bénéficient encore de soins. C’est beaucoup moins que les années précédentes. Difficile d’expliquer cette diminution, mais plusieurs théories sont envisageables. L’arrivée importante de merles noirs et de moineaux domestiques dont le taux de survie est très bas pourrait être une partie d’explication. De plus, 2017 fut une année particulièrement sèche, diminuant ainsi les quantités de nourriture disponible", explique le centre.

Le refuge a par ailleurs recueilli 937 animaux domestiques dont 573 pigeons des villes et 67 tortues aquatiques et quelques mammifères. "Concernant les pigeons dits ‘domestiques’, c’est 144 individus en plus par rapport à 2016, soit une augmentation de 25 % par rapport à l’année précédente !", constatent les soigneurs.

Contrairement aux animaux sauvages qui sont relâchés dans la nature, les animaux domestiques sont placés à l’adoption sous contrat, afin "de nous assurer un éventuel suivi de l’animal, mais surtout éviter les adoptions compulsives".