Bruxelles

La fermeture du passage à niveau de la place de la Gare n’aura pas fait que des heureux. Situé sur la frontière entre la région de Bruxelles-Capitale et la région flamande, il était très souvent emprunté par les clients des établissements de la place.

Colère

A la Brasserie de la Gare, on ne finit pas de décolérer. "C’est comme si on avait mis un mur entre ma clientèle bruxelloise et ma clientèle flamande", déplore Jean-François Vankueken. Le problème place de la Gare, c’est surtout la passerelle qui a été installée provisoirement à la place du passage à niveau. Elle n’est notamment pas adaptée aux personnes à mobilité réduite. Or il existe, de l’autre côté des voies, une entreprise qui emploie des personnes handicapées. Lorsque cette question a été soulevée par les riverains, les autorités ont rétorqué que seules dix pour cent des personnes concernées ne pouvaient pas franchir la passerelle.

Barrières inutiles

Les barrières de chantier, qui sont supposées empêcher les riverains de traverser les voies, sont très faciles à contourner. Ce qui engendre un passage nocturne assez intense. "Nous menons pourtant deux campagnes par an sur ce sujet", rappelle Arnaud Reymann.

Enfin, un dernier problème se pose : la présence de poubelles sur la passerelle. "Il y en a toujours au moins une", déplore Jean-François Vankueken. Les soucis des riverains ne sont pas près de se terminer : la structure va rester là pendant quatre ans encore. "La Ville de Bruxelles nous a imposé de bâtir une passerelle classique et de faire un concours d’architectes", explique Arnaud Reymann. "Le concours est maintenant terminé, le gagnant sera connu dans les semaines qui arrivent."