Bruxelles Le bourgmestre Philippe Close (PS) se dit favorable à la proposition du CD&V.

Concilier la vie nocturne avec la qualité de vie des habitants constitue un des enjeux principaux dans une commune densément bâtie comme Bruxelles-Ville. C’est la raison pour laquelle Bianca Debaets et Rony Bekaert, candidats CD&V aux élections communales, demandent l’instauration d’un bourgmestre de nuit dans l’entité, à l’instar de ce qui existe à Anvers, Paris ou encore Amsterdam.

Concrètement, ce bourgmestre de nuit, sorte de médiateur, aurait différentes missions à réaliser. Il veillerait à ce que la vie nocturne ainsi que les activités qui y seraient liées ne causent pas de désagrément, il traiterait les plaintes de manière précise et rapide, tout en émettant une série de recommandations au bourgmestre, au collège et à la police. Son rôle serait également de lutter contre l’homophobie et les discriminations en tous genres, qui sont malheureusement fréquentes dans le centre-ville de la capitale.

Aider la communauté LGBT

"La vie nocturne à Bruxelles bouillonne, mais elle n’est pas structurée. Pendant la Coupe du monde, par exemple, nous étions la seule grande ville à ne pas avoir installé d’écran géant. Lorsque nous réunissons tous les acteurs autour de la table, nous pouvons créer une vie nocturne sûre, amusante et tolérante. Je veux porter une forte attention aux discriminations, aux moqueries, aux insultes voire aux menaces contre lesquelles les personnes LGBT luttent constamment dans la vie nocturne bruxelloise", précise Ronny Bekaert, lui-même responsable du bar La Réserve, le plus ancien établissement gay de la capitale, qui se trouve en 17e position lors des élections communales.

Rappelons qu’environ 90 % des personnes LGBT ont déjà été confrontées à des cas de violence verbale et/ou physiques à Bruxelles-Ville, selon des chiffres communiqués par le cabinet de la secrétaire d’Etat en charge de l’Egalité des chances Bianca Debaets (CD&V).

"L’Horeca, la scène culturelle et la vie nocturne sont importants à Bruxelle. Une vie nocturne bouillonnante permet également de booster l’économie locale, et permet de faire rayonner Bruxelles sur la carte internationale", poursuit Ronny Beckaert.

Contacté, le cabinet du bourgmestre Philippe Close (PS) se dit favorable à cette idée. "Nous sommes ouverts à toute initiative qui permettrait de réconcilier les riverains avec la vie nocturne", s’est contenté de commenter le cabinet du bourgmestre.