Bruxelles

Ce service sera chargé de l’évaluation et l’examen de toutes les questions et plaintes des usagers ayant trait aux activités des opérateurs de l’eau.

Les Bruxellois auront bientôt un service de médiation de l’eau. C’est l’objet de l’amendement déposé par les écologistes et voté ce mardi matin en commission Environnement, à l’occasion de l’examen du projet d’ordonnance du gouvernement visant l'instauration d'un organe indépendant de contrôle du prix de l'eau. "Le recours a un service de médiation de l'eau aurait toute son utilité pour éviter de judiciariser des litiges de paiement et d'en arriver à couper la fourniture d'eau. Il pourrait être également saisi pour connaître des problèmes de surconsommation indépendantes de la volonté du consommateur comme dans le cas de fuites sur des canalisations enterrées ou en sortie de compteurs, ou encore en cas de souci concernant la qualité de l'eau", explique Arnaud Pinxteren, député Ecolo.

Pour Magali Plovie, députée Ecolo,"il s'agit de garantir à tous l'accès à un service et à une eau de qualité, et de lutter contre cette forme de précarité qui touche de plus en plus de Bruxellois."

Concrètement, ce service sera chargé de l’évaluation et l’examen de toutes les questions et plaintes des usagers ayant trait aux activités des opérateurs de l’eau, mais aussi de faciliter la conclusion de compromis à l’amiable entre l’usager et un opérateur. Par ailleurs, cet organe formulera des recommandations à l’attention des opérateurs et fournira un rapport annuel de ses activités.

"Nombreuses ont été, depuis de longues années, les demandes d’une meilleure gouvernance et de plus de transparence dans le secteur de l’eau. J’ai fait de ces demandes légitimes, portées par certains d’entre vous de façon déterminée, une exigence pour les opérateurs de l’eau !", a commenté la ministre de l'Environnement Céline Fremault (CDH). "La rationalisation du paysage de l’eau à Bruxelles, notamment par la fusion ou le rapprochement des différents acteurs de l’eau, et l’objectivation des coûts de gestion de l’eau sont indispensables. Ce travail était nécessaire afin d’identifier en toute transparence les investissements prioritaires nécessaires au maintien en bon état, à l’entretien et au développement des infrastructures liées à l’eau ainsi que les besoins en financement de ces investissements."

Et la ministre d'ajouter : "Le secteur de l’eau à Bruxelles regorge de compétences et d’expertises. Force est de constater qu’il a malheureusement fait preuve d’immobilisme et d’un manque criant de transparence durant des décennies. La sixième réforme de l’Etat, avec le transfert de la compétence fédérale en matière de fixation du prix de l’eau, a permis cette révolution dans le fonctionnement du secteur. J’espère avoir tout mis en place pour que ce secteur devienne progressivement un modèle de transparence et de bonne gouvernance."