Bruxelles Depuis 2005, la Ville a investi des millions d’euros. Ecolo pointe des défauts.

Des travaux, des travaux, encore des travaux, diront les Ucclois. Depuis 2005, des millions d’euros ont déjà été dépensés pour restaurer l’intégralité des éléments du paysage du Bois de la Cambre (structure de la végétation, sentiers, scènes, mobilier urbain et équipements). A l’été 2012, Beliris a d’ailleurs dû corriger des problèmes de ravinement des chemins causés par des rénovations précédentes. 

Coût total : 300 000 € depuis 2015. "Chaque année, nous investissons des fonds propres importants pour entretenir les espaces verts et les 17 hectares de chemins pédestres et cavaliers du bois", affirme Ahmed El Ktibi (PS), échevin de l’Environnement et des Espaces verts.

Des travaux inefficaces ? Mal réalisés ? C’est ce qu’assurent Céline Delforge (Ecolo), députée régionale, et Thibaud Wyngaard, député et chef de groupe Ecolo à Uccle.

Ecolo pas convaincu

"Si des travaux de rénovation ont été effectués, une série de problèmes que nous avons déjà relevés demeurent : l’abri au toit de chaume de la Plaine des artilleurs qui a brûlé il y a près de deux ans n’a toujours pas été remplacé, de nombreux sentiers et trottoirs sont toujours ravinés et dangereux, la dolomie emportée bouche ensuite les avaloirs."

La Ville affirme pourtant avoir réalisé des travaux afin d’empêcher la dolomie - ce mélange de sable et gravier qui recouvre les sentiers du Bois - de bouger et s’être occupé des chemins prioritaires, soit ceux qui sont le plus empruntés par les promeneurs à l’intérieur du Bois. Lorsque les chemins ont été remis à neuf en 2016, une technique a, semble-t-il, été utilisée pour guider l’eau. Mais Ecolo ne semble pas convaincu par la méthode.

"A certains endroits, de la dolomie a été épandue. Pourquoi refaire les choses à l’identique alors qu’on sait que cela ne tient pas… Mêmes causes, mêmes effets ! Ne faut-il pas étudier des alternatives ?", s’étonnent Céline Delforge et Thibaud Wyngaard.

Dès lors, ils plaident pour une réflexion profonde sur le problème de gestion de l’eau au Bois de la Cambre. D’année en année, l’eau emporte la dolomie et creuse les sentiers. Le phénomène s’aggrave pour Ecolo. Des travaux de réasphaltage sont-ils en cause ? "On peut également s’inquiéter des malfaçons de la dernière réfection de la voirie principale où, à certains endroits, de l’asphalte a été coulé dans la rigole. Résultat : une rigole naturelle s’est formée dans la dolomie du trottoir. Si la Ville réceptionne des travaux aussi mal réalisés, l’inquiétude est de mise pour la suite."

Du côté de la Ville, le cabinet de l’échevin des Espaces verts rappelle qu’il a conscience de ce problème et que le Bois de la Cambre reste au centre de ses priorités. "Nos agents prennent donc constamment soin de ce site prestigieux. Cet investissement permanent permet de conserver les trésors naturels et patrimoniaux du bois", insiste Ahmed El Ktibi.