Bruxelles Quarante personnes tirées au sort vont participer à l’élaboration du plan régional de mobilité.

Ce samedi, quarante Bruxellois tirés au sort ont franchi les portes du parlement régional, pour parler mobilité dans la capitale. Il s’agit de la première expérience de démocratie participative, initiée par le parlement bruxellois. Aux 8 000 lettres envoyées, 400 citoyens ont répondu favorablement. Parmi ceux-ci, il a fallu en tirer quarante au sort. "Il fallait que le panel soit représentatif de la population. Après un premier tirage au sort, s’il manquait des jeunes, on tirait au sort parmi ceux-ci, par exemple. On a essayé d’équilibrer les différentes populations en termes d’âge, de niveau de formation et de position géographique, notamment", indique Charles Picqué (PS), président du Parlement bruxellois.

L’objectif ? Inclure les recommandations citoyennes dans l’élaboration du futur plan régional de mobilité, Good Move. En gestation depuis des mois, le projet a débuté samedi. Au programme : rencontres avec les autres panélistes, ateliers et introduction à la mobilité bruxelloise par des experts.

Trois autres journées prévues

"On va travailler sur l’identification des changements qui vont s’opérer à Bruxelles et en analyser les conséquences. Les panélistes vont échanger entre eux, en groupes et voter les changements dont ils voudront parler. On ne peut pas tout aborder", explique Dimitri Lemaire, fondateur et président de Particitiz, l’opérateur chargé d’encadrer le processus participatif.

Pour ce faire, des informations sont mises à leur disposition afin qu’ils puissent prendre connaissance de tous les aspects de la mobilité bruxelloise, objectivement. Au terme du dernier week-end, une série de propositions formeront la résolution citoyenne qui sera présentée en séance plénière du parlement, avant d’être transmise au gouvernement bruxellois, sous forme d’une résolution parlementaire.

Et les participants semblent motivés par le sujet et la démarche. "Je trouve l’idée de participation citoyenne très intéressante. Cela va nous permettre d’appuyer là où les citoyens n’ont rien à dire", raconte un panéliste. Penny, elle, admet être là surtout par curiosité : "C’est un mystère pour moi, le fonctionnement du parlement. Mais, c’est nous qui utilisons les moyens de transport donc nous sommes les mieux placés pour en discuter."