Bruxelles Les navettes électriques gratuites ont déjà trouvé leur public.

Début septembre, la Ville de Bruxelles annonçait la mise sur le pavé de shopping bus permettant de transporter gratuitement les visiteurs du haut au bas de la ville. Les vendredis et samedis de 11 h à 18 h, trois bus électriques d’une capacité de 22 passagers roulent donc sans interruption sur une boucle reliant sept haltes : gare Centrale, place Royale, place Louise, Sablon, Lombard, Dansaert et Anspach. Objectif affiché : promouvoir et redynamiser les différents quartiers commerçants.

Alors que le centre-ville est déjà particulièrement desservi par les transports publics, une telle initiative a-t-elle du sens ? Un mois après leur lancement, les free shopping bus ont-ils trouvé leur public ? Du côté du cabinet de l’échevine bruxelloise des Affaires économiques Marion Lesmesre (MR), on dresse un premier bilan très positif. Selon les comptages effectués, on dénombre en moyenne 15 passagers par bus lorsqu’ils sont en service.

Différent de la Stib

Pour tenter d’identifier le public adepte des free shopping bus, on a fait un tour de boucle dans un bus orange (la couleur du sponsor ING). Samedi midi, nous optons pour le Sablon comme point de départ. Nous sommes bien seuls sous la pluie devant l’arrêt peint au sol, mais les gérants du café derrière nous assurent qu’il y a généralement plus de monde.

A l’intérieur du véhicule électrique, toutes les places assises sont déjà prises. A l’avant par des touristes anglophones tandis que les sièges du fond sont occupés par Francine, habitante de Braine-l’Alleud, et ses amis venus de Forest de La Hulpe. La joyeuse bande de septuagénaires s’est retrouvée à la gare Centrale en vue d’aller déjeuner ensemble dans le centre.

"On avait tendance à ne plus venir dans le centre que l’on apprécie. On est revenus parce que l’on a entendu parler de ces bus. C’est différent de la Stib, c’est vraiment prévu pour retrouver les magasins où l’on ne va plus car c’est difficile à pied. Le service est plus personnalisé", juge Francine.

Arrêts "last minute"

Plus loin, le bus qui vient de redémarrer de l’arrêt Dansaert s’arrête aussitôt pour embarquer en last minute Véronique et son fils Bram.

"Au lieu de prendre deux métros pour ce trajet, on prend seulement un bus. C’est une super-initiative qui permet de voir la ville, ce qui n’est pas le cas lorsqu’on est sous terre dans le métro. Pour les touristes, je pense que c’est vraiment très pratique de ne pas devoir se soucier des horaires avec un bus qui passe toutes les 15 minutes", commente cette habitante de Sint-Pieters-Leeuw.

Un manque comblé

"J’ai des passagers dès le premier tour à 11 h et c’est à partir de 14 h que c’est le plus rempli", résume le chauffeur. En raison de sa gratuité et de son tracé efficace, le free shopping bus semble bel et bien avoir comblé un manque. Un manque cependant provisoire puisque la Région, en collaboration avec la Stib, entend lancer un projet similaire d’ici avril 2018.