Bruxelles Charlotte a été la première à pouvoir bénéficier des 4 000 € de la Région.

Depuis le début de cette année, une nouvelle prime de 4 000 € est entrée en vigueur pour soutenir les indépendants qui se lancent. Charlotte est la première à avoir pu bénéficier de cet argent et depuis le 1er février, elle a ouvert Because, un salon de tatouage vegan.

Concrètement, cette prime est un incitant financier dégressif de 4 000 € réservé aux Bruxellois inscrits auprès d’Actiris. Mais un critère important pour pouvoir bénéficier de cette prime est de se faire accompagner par une structure d’accompagnement. Une condition sine qua non pour le ministre de l’Emploi, Didier Gosuin (Défi), à l’origine de cette prime. "On peut inciter les gens à devenir indépendant mais à condition qu’ils soient bien suivis. Je veux éviter l’effet d’aubaine. Ce montant est un des éléments d’une stratégie globale d’accompagnement pour lancer son activité."

500 aides

Pour ce faire, plusieurs mois d’accompagnement sont prévus en amont de la prime pour vérifier la fiabilité du projet et solidifier les bases. Ensuite, plusieurs visites sont prévues pour orienter le projet une fois lancé. Au moins trois rencontres réparties sur six mois. Plusieurs structures d’accompagnement existent comme Job Yourself, Crédal Entreprendre ou les guichets d’économie locale de différentes communes bruxelloises.

Si cet argent n’est pas suffisant pour se lancer, Charlotte admet qu’il représente une sécurité. "On ne l’avait pas inclu dans le plan financier parce qu’on n’était pas sûr de l’avoir mais cet argent est un plus. Cela nous permet de faire face à des inconnues et je pense qu’il permettra de me payer une partie de mon premier salaire", explique Charlotte, diplômée depuis juin et qui a lancé le salon de tatouage avec sa sœur.

La somme est répartie sur les six premiers mois de l’activité à hauteur de 1 250 € pour le premier mois et jusqu’à 250 € le sixième. "Cette mesure est un ballon d’oxygène au début du processus de création d’entreprise pour stimuler le passage à l’acte et augmenter ses chances de réussite", commente Didier Gosuin.

Un budget prévisionnel de 2 millions d’euros a été débloqué pour l’année, cela représente 500 aides. "Mais s’il en faut 600, on en donnera 600 et on trouvera l’argent. L’important, c’est de se rendre compte que c’est toujours plus productif pour notre société d’avoir Charlotte qui bosse en créant son activité plutôt que rester chercheuse d’emploi", souligne le ministre.

Et en plus d’avoir son emploi créé en partie grâce à cet argent, la jeune entrepreneuse engage déjà un tatoueur à mi-temps.