Bruxelles Certains riverains ne parviennent plus à fermer l’oeil à cause des vibrations, et ce alors que les travaux sont terminés.

"Des riverains ne parviennent plus à dormir depuis six mois à cause des vibrations provoquées par les trams, et ce alors que les travaux sont terminés", s’est insurgée la députée Viviane Teitelbaum (MR) en commission Infrastructure du Parlement bruxellois ce lundi, faisant écho aux plaintes formulées par des Bruxellois mécontents.

Une convention a pourtant été signée entre Bruxelles Environnement et la Stib pour encadrer et limiter les nuisances : les valeurs seuils à ne pas dépasser sont de 63 décibels le jour et de 59 la nuit. Mais selon la députée, la Stib manque bien souvent à ses engagements. "À Ixelles, par exemple, il n’est pas rare de relever ce type de manquements, notamment au niveau des arrêts Buyl et Etoile, où le niveau sonore relevé à ces endroits dépasse 90 décibels. En 2013 déjà, Schaerbeek avait dû interdire l’exploitation de lignes de trams aux véhicules de type 2000", a-t-elle fait savoir au ministre de la Mobilité Pascal Smet (SPA).

De son côté, le ministre a affirmé, en se basant sur une cartographie du bruit, que seulement 1.000 Bruxellois (1 % de la population) sont potentiellement exposés à des niveaux sonores issus des trams et métros supérieurs à 55 décibels. Il a toutefois remis en doute le fait que le niveau sonore atteint 90 décibels aux deux arrêts ixellois. "Il n’existe aucun endroit où le bruit des trams est de 90 db, ce qui correspond au bruit perçu dans une salle de concert de rock", a précisé Pascal Smet. "Les campagnes de mesure sur le terrain, réalisées dans le cadre du traitement des plaintes, ont confirmé que les niveaux acoustiques spécifiques des trams variaient entre 60 et 63 décibels en journée, soit en dessous des limites comprises dans la convention. Ces dernières années, le renouvellement des voies de tram a permis de résoudre de nombreux problèmes locaux, par le placement de voies équipées désormais systématiquement de dispositifs de diminution des bruits et surtout des vibrations. Dans la toute grande majorité des cas, ces renouvellements effectués ont permis de respecter les valeurs de référence reprises dans la convention."

Le ministre Smet est par ailleurs revenu sur le portail InfoBruit, lancé en novembre 2017, qui joue un rôle d’information auprès de la population sur les différents types de bruit et qui permet de signaler une nuisance sonore via un formulaire en ligne sécurisé. Depuis son lancement, le portail enregistre 1.200 visiteurs par mois. Concernant les actions à prévoir dans le cadre du traitement de ces plaintes, la convention environnementale entre la Région et la Stib prévoit une gestion coordonnée des plaintes, via la tenue d’un registre et une synthèse annuelle à l’occasion des rapports d’activité ainsi que, sur la base de ce registre, l’élaboration d’une liste de points noirs sur lesquels agir en priorité.