Bruxelles

Le marché du travail est actuellement en pleine mutation, et les professions indépendantes se redéfinissent également. Afin d’observer l’évolution des professions indépendantes dans la capitale, la caisse d’assurances sociales Acerta a comparé ses chiffres sur les indépendants de 2017 avec ceux de 1987.

Principal constat : les professions qui existaient à peine il y a 30 ans sont aujourd’hui parmi les plus populaires. Ainsi, entre 1987 et 2017, le nombre de consultants s’est multiplié par 8,4 et ils représentent aujourd’hui près de 12,7 % de l’ensemble des indépendants.

"On observe une évolution de la part des Bruxellois dans l’envie de se lancer en tant qu’indépendant" , explique Fabienne Evrard, directrice d’Acerta.

Mais un secteur en particulier séduit un nombre croissant d’indépendants ces trente dernières années : celui de la construction. Ainsi, en 1987, seuls 3,11 % des indépendants bruxellois étaient actifs dans ce secteur. Ce pourcentage atteint 16,4 % en 2017 ! "La construction est un secteur dynamique. Il a ainsi âprement défendu le maintien de la législation d’établissement pour les professions de la construction, car il craint la concurrence étrangère", précise Fabienne Evrard.

Par ailleurs, quelques professions libérales ont gagné en popularité ces trente dernières années, notamment les métiers d’avocat et d’architecte. En 2017, le nombre d’avocats s’est multiplié par 10 à Bruxelles. 8,9 % de tous les indépendants bruxellois se sont installés comme avocats alors que la popularité de ce métier était quasi nulle en 1987 : 0,8 %. En outre, 4,7 % des indépendants à Bruxelles sont aujourd’hui architectes. Un pourcentage qui a triplé par rapport à 1987.

Enfin, seuls 5 % des indépendants optent pour l’horeca, contre 12,25 % en 1987. Une diminution qui s’explique par de nombreux changements intervenus ces trente dernières années (interdiction de fumer, la caisse blanche, les flexi-jobs, etc.).