Bruxelles Le manque d’effectif au sein de Bruxelles Mobilité, ainsi que la multiplication d’intervenants, sont un début d’explication.

Fin 2015, la Région bruxelloise identifiait 30 zones accidentogènes à réaménager prioritairement en matière de sécurité routière. L’objectif : diminuer drastiquement le nombre de victimes graves et de morts dans ces zones. Mais trois ans plus tard, il s’avère que seules six de ces 30 zones ont effectivement été réaménagées.

Lenteur

Il s’agit du tronçon de l’avenue Fonsny au carrefour entre la rue d’Argonne et la rue de Suède (où les pistes cyclables ont notamment été aménagées), le carrefour entre l’avenue de la Reine et la rue Claessens à Bruxelles-Ville, le carrefour entre le boulevard du Midi et la rue Brogniez à Anderlecht, la place Blijckaert à Ixelles, le square Jules de Trooz à Bruxelles-Ville, et la chaussée de Louvain au carrefour avec le boulevard Clovis à Saint-Josse.

Une avancée jugée trop lente par l’opposition au Parlement bruxellois, et qui peut s’expliquer par différentes raisons. 

"Prenons l’exemple de Bordet, dont des aménagements partiels vont être apportés mais la situation est problématique en raison des aménagements qui doivent encore être définis dans le dossier du métro nord. Le budget n’est pas un problème, mais bien la complexité de certains dossiers où se mêlent à la fois les communes et la Région, les travaux de la Stib et des impétrants", explique Pascal Smet.

Certaines zones problématiques

Par ailleurs, cette lenteur s’explique également par les effectifs de Bruxelles Mobilité qui ne sont pas en nombre suffisant. "Un audit de cet organisme a été réalisé. Il en est ressorti qu’il y a un manque au niveau des chargés de projets et des contrôleurs de chantiers, qui ne sont pas en nombre suffisant pour accompagner les nombreux aménagements à apporter. C’est pourquoi on attend avec impatience que des recrutements aient lieu", précise Pascal Smet. 

"La mesure la plus efficace visant à diminuer le nombre d’accidents de la circulation serait l’instauration de zones limitées à 30 km/h, mais cette mesure est compliquée à mettre en place", conclut le ministre Smet.

Enfin, plusieurs zones problématiques se trouvent sur des voiries communales, ce qui complique encore davantage la concrétisation des aménagements.