Bruxelles

A la demande de plusieurs personnalités politiques et d’associations, Bruxelles Environnement a réalisé une évaluation de l’impact des grilles de refoulement des tunnels bruxellois sur la qualité de l’air, en prenant comme cas précis celui du tunnel Léopold II.

Pour rappel, un rapport de 2016 recommandait la mise en place d’un système de sécurité autour des plaques d’aération. Le rapport en question insistait particulièrement sur le cas du tunnel Léopold II, dont la bouche d’évacuation se trouve en plein cœur du parc Elizabeth, à la portée de tous et à côté d’une plaine de jeux.

Près de deux ans plus tard, un rapport sur la nocivité de l’air dégagé par ces grilles révèle des résultats pour le moins rassurants.

Par cette étude, Bruxelles Environnement voulait mesurer deux grands pôles de cette problématique : l’étendue de l’émission de carbone autour de ces grilles, et les moments de la journée où celle-ci est la plus forte.

Impact local

Les aboutissants de ces expériences montrent que la situation est bien moins catastrophique que ce qu’on pouvait imaginer. Etant donné que la grille la plus "exposée" au public du parc Elizabeth se trouve reliée au tunnel qui va en direction du centre, la qualité de l’air n’est affectée qu’au moment où celle-ci est intensément fréquentée. On parle ici d’horaires se limitant entre 8 h 30 et 9 h 30 du matin. Le fonctionnement de la ventilation dans l’après-midi est nettement plus rare, étant donné que, à cette période de la journée, le trafic est comparativement plus intense en direction de la basilique.

L’étude révèle aussi un impact très local de ces bouches d’aération dans le parc, puisque les concentrations de carbone sont extrêmement denses à même la grille, mais se dissipent presque complètement dès les cinq premiers mètres.

Le parc, victime des tunnels

Si ces résultats ont pour objectif de soulager les alarmements autour du cas du parc Elizabeth, ces bouches d’aération ne sont tout de même pas négligeables. Emettant une forte émission de carbone à certains moments de la journée et selon la météo, dans un endroit très fréquenté, il est important de sécuriser les différentes bouches d’évacuation. On parle en effet beaucoup du tunnel Léopold II, mais le parc du Cinquantenaire subit, lui aussi, la pollution des tunnels situés en dessous de lui.

Des murs végétalisés sont en train d’être plantés autour d’une des grilles dans le parc Elisabeth, et des barrières seront bientôt installées pour empêcher l’accès à l’une des bouches d’évacuation du parc du Cinquantenaire.


Koekelberg: du "black carbon" pour tester l’air

Le black carbon est un polluant qui constitue un très bon indicateur des polluants émis par le trafic routier. En Région bruxelloise, le principal secteur d’émission de black carbon est d’ailleurs celui du transport. C’est la raison pour laquelle Bruxelles Environnement a décidé de mesurer la concentration de ce dernier pour vérifier la nocivité de l’air. Cette étude avait donc deux objectifs : évaluer l’évolution des concentrations de black carbon en fonction de l’éloignement à la grille d’évacuation, et cartographier les concentrations de black carbon au niveau de la plaine de jeux et des chemins de promenade.