Bruxelles

Les fortes températures persistent depuis plusieurs jours voire semaines partout dans le pays et particulièrement à Bruxelles. Une période où les nids de guêpes se multiplient dans la région. Le chiffre a même explosé cette année. Les pompiers de Bruxelles sont intervenus plus de 300 fois uniquement au mois de juillet pour lutter contre la présence de nids. L’an dernier sur la même période, les services de secours n’étaient intervenus qu’à 27 reprises.

Une situation jamais vue sur les dix dernières années, de l’aveu même du porte-parole des pompiers de Bruxelles, Walter Derieuw : "C’est vraiment exceptionnel cette fois-ci. Cela fait une dizaine d’années que je travaille chez les pompiers et je n’ai jamais vu un nombre aussi important d’interventions."

Les personnes qui font appel aux pompiers sont beaucoup plus nombreuses que le nombre réel d’interventions réalisées par les services de secours. "C’est incroyable le nombre de coups de fil que nous réceptionnons ici. Il y a vraiment beaucoup plus d’appels que d’interventions effectives. On n’a pas de chiffre précis là-dessus. Cela dit, on peut estimer qu’il y a trois opérations de ce type par les pompiers sur un total de dix appels. C’est un problème qui concerne tout le pays. J’ai des contacts avec d’autres zones, notamment le Brabant flamand. Ils sont aussi fortement sollicités", poursuit le porte-parole du Siamu.

La canicule, principale raison

L’intervention des pompiers dans ce cadre est toujours payante. Le prix est de 153,37 euros. Les services proposent alors aux citoyens demandeurs s’ils veulent effectivement une intervention des pompiers ou s’ils préfèrent utiliser une société privée. "Il existe des entreprises spécialisées. Comme chez nous, cela coûte un certain prix, on laisse les gens choisir. Ces sociétés sont souvent moins chères. Par contre, s’ils n’arrivent pas à enlever le nid, on nous appelle. Les bâtiments publics comme par exemple une école, ce sont bien les pompiers qui s’en chargent. On a cinq véhicules multifonctions qui travaillent sur les nids, mais pas uniquement, donc il n’y a pas de rendez-vous. On passe dès que l’on peut", détaille Walter Derieuw.

D’ordinaire, le pic en termes de nids de guêpes n’apparaît que vers la fin du mois d’août et jusqu’en octobre. La canicule est la principale raison de cette présence massive de nids à Bruxelles.