Bruxelles

Activer un radar tronçon dans le tunnel Léopold II comme le souhaite la secrétaire d'Etat bruxelloise à la sécurité routière Bianca Debaets (CD&V), alors que se profilent les travaux de réfection en profondeur du tunnel et que le protocole d'accord soumis à la zone de police par la Région est "incomplet", voire "illisible", est tout à fait "prématuré", a affirmé jeudi le député-bourgmestre de Koekelberg Philippe Pivin (MR). 

Au-delà des arguments qui précèdent, M. Pivin a fait savoir via l'agence Belga qu'il s'opposait en l'état à la signature de ce protocole d'accord, car même si la secrétaire d'Etat s'y engage à une intervention financière de 50.000 euros au profit de la zone - qui devra consacrer du personnel policier au dispositif -, aucune évaluation ne permet actuellement d'évaluer quels effectifs devront y être mobilisés.

Selon Philippe Pivin, un courrier a été adressé à Mme Debaets à cet effet en mars dernier, mais les propos de celle-ci dans les médias donnent à penser qu'elle poursuit son projet comme si de rien n'était.

De plus, a ajouté le bourgmestre, les caméras sont positionnées pour contrôler les véhicules via les plaques avant, pour des questions de visibilité. Selon M. Pivin, cette situation risque de provoquer des recours gagnants devant les tribunaux.

Par ailleurs, Bruxelles prévention a émis - en vain jusqu'ici - le souhait de rendre le dispositif compatible avec la technologie ANPR de reconnaissance automatique des numéros de plaques, qui permet de repérer instantanément les véhicules qui ne sont plus en ordre de contrôle technique ou qui appartiennent à des personnes signalées à rechercher.

Philippe Pivin a annoncé qu'il veillerait à ce que la zone de police, qui est compétente pour ce faire, place le curseur de la verbalisation à 70km/h au moment où le dispositif sera opérationnel, ce qui est loin d'être le cas.