Bruxelles

L'instauration d'une zone basse émission depuis le 1er janvier à Bruxelles n'est pas suffisante pour réduire la circulation automobile et diminuer drastiquement les concentrations de polluants dans l'air, affirme lundi l'atelier de recherche et d'action urbaine Arau. L'organisation plaide en faveur d'une extension de la zone au Ring bruxellois et pour l'introduction d'un péage urbain.

Depuis le 1er janvier, la Région bruxelloise est une zone basse émission: les véhicules les plus polluants y seront progressivement interdits de la circulation. Arau salue cette mesure qui va dans la bonne direction, celle de la prise en charge de la pollution de l'air en tant que problème de santé publique majeur. Elle n'est cependant pas suffisante pour diminuer drastiquement les concentrations dans l'air de polluants ou réduire de manière globale la circulation automobile. Bruxelles Environnement table sur une diminution des concentrations de dioxyde d'azote de plus de 21% ainsi que sur une baisse des concentrations de black carbon (ou carbone suie) jusqu'à 46%. Mais ces estimations vont bien au delà d'autre études récentes, qui observent un effet limité des zones de basse émission sur la qualité de l'air, selon Arau. L'organe de recherche propose notamment d'introduire un péage urbain ou une taxation au kilomètre, que Céline Frémault, ministre bruxelloise de l'Environnement, avait qualifié en novembre 2017 de "suite logique" dans la presse. Arau souhaite également voir étendre la zone basse émission au Ring, important "pourvoyeur de pollution".