Bruxelles Les libéraux bruxellois prônent la mise en place d’une police prédictive afin d’anticiper au mieux les délits.

Sécurité avant tout. Tel est le leitmotiv du MR bruxellois dans cette campagne électorale. Dans leur volonté de se démarquer de leurs partenaires de la majorité, les libéraux bruxellois ont fait de la sécurité et de la propreté leurs deux thèmes majeurs de campagne. "Raison pour laquelle nous voulons le mayorat car ces deux compétences sont toujours gérées par l’équipe qui détient le poste de bourgmestre" , revendique le candidat David Weytsman (5e sur la liste MR-Open VLD).

"En 2016, les policiers bruxellois ont assuré la sécurité sur 65 sommets européens et internationaux, sont intervenus sur 240 tournages de films, ont couvert environ 900 manifestations, 1.350 événements culturels, 80 événements sportifs… Est-ce vraiment le rôle de la police d’assurer la sécurité de ce type d’événements. Dans la même veine, est-ce à la Ville de Bruxelles de gérer le Cirque royal, le Palais 12 ? La Ville possède de nombreux théâtres également. Sont-ce vraiment des missions de service public que de gérer de telles structures, de tels événements ?"

Le MR pense que non. "Il n’est pas normal que la Ville de Bruxelles soit obligée de mobiliser autant d’argent et autant de policiers pour ses grands événements au détriment de ses missions pour les citoyens. Au MR, nous assurons que les vraies priorités des Bruxellois sont ailleurs : dans la propreté, dans la sécurité et dans la rénovation de nos voiries. On ne peut pas développer à l’infini la politique événementielle et culturelle sur nos biens propres si l’on n’est pas capable d’assurer la sécurité des Bruxellois."

Les libéraux bruxellois proposent donc de confier la sécurité de certains événements, qu’ils soient festifs, sportifs, culturels, etc., à des agents de sécurité émanant du privé. Et, cela va de soi, d’envoyer la facture aux organisateurs. "Ce principe vaut également dans la lutte contre les incivilités", poursuit David Weytsman qui prône, là encore, la mise en place d’une police environnementale plus forte gérée par la Ville, via une équipe d’agents sanctionnateurs et des agents de sécurité en appui. "Ces mesures ont toujours pour but d’alléger le travail de la police afin qu’elle renoue avec ses missions premières : assurer la sécurité des personnes et des biens."

Outre l’effort budgétaire et le renfort en termes d’effectifs - PS et MR sont sur la même longueur d’onde sur ce point : 200 à 250 policiers en plus sur la prochaine législature -, les libéraux bruxellois tenteront, s’ils gagnent les élections, de lancer une série d’outils préventifs et prédictifs. Des caméras à reconnaissance faciale ? "Nous ne sommes pas certains que ce soit utile. On ne veut pas faire peur aux gens. Mais il existe des outils d’analyse statistique qui permettent de savoir, par exemple, dans quels quartiers il peut y avoir des vagues de cambriolage. On peut aussi bien mieux analyser les caméras de surveillance afin de repérer des personnes aux comportements déviants. Cette police prédictive a fait ses preuves dans certaines villes américaines."

Dans la même veine , le MR souhaite développer les partenariats locaux de prévention (PLP) : des riverains s’organisent pour veiller à la sécurité de leur quartier, en appui à la police. "Il n’en existe quasiment pas à Bruxelles. Pourtant, les habitants sont demandeurs. Ceci devra faire l’objet d’un accord de majorité bien évidemment."