Bruxelles

L’ASBL Recyclart a expliqué qu’elle allait devoir quitter la gare de Bruxelles-Chapelle pour trouver un autre endroit. La Ville de Bruxelles a tout fait pour pérenniser les activités de cette ASBL qui a longtemps fait le bonheur des fêtards et autres artistes par l’organisation de soirées, expositions, mais les négociations avec Infrabel et la SNCB n’ont toujours pas abouti. "Malgré ses déclarations en conseil communal, Karine Lalieux (PS, échevine de la Culture, NdlR), fuit le débat et n’a pas de plan B. C’est désolant !", s’insurge Marie Nagy (Défi), conseillère communale.

"Après 20 ans, Recyclart se voit contraint de quitter la gare de Bruxelles-Chapelle et de trouver un autre lieu à Bruxelles. Malgré les efforts de la Ville, une grande incertitude plane sur l’avenir de Recyclart à Bruxelles-Chapelle", explique l’ASBL sur les réseaux sociaux.

"Nous devons donc abandonner les locaux pour une durée indéterminée, et ce à partir du 1er mars. Malgré le déchirement qu’implique une telle rupture, nous orientons notre énergie vers la quête d’un nouvel espace qui aura autant de magnifiques contradictions et de potentialités et où nous pourrons offrir une place au Centre d’Arts, au Bar Recyclart, aux ateliers Fabrik et perpétuer notre travail de quartier. Une recherche que nous faisons avec le soutien de la Ville et tous ceux qui veulent aider", concluent-ils.

Des aménagements pas suffisants

Pour rappel, le Recyclart ne répond pas aux normes de sécurité et en cas d’incendie, c’est la jonction Nord-Midi de la SNCB - la plus fréquentée du réseau - qui serait impactée. Pareil cas de figure constituerait une véritable catastrophe pour l’ensemble du réseau. Des négociations sont en cours depuis plusieurs années mais les aménagements apportés par l’ASBL n’ont jamais été jugés suffisants.

De son côté, Karine Lalieux entend bien tout mettre en œuvre pour conserver les activités de l’ASBL dans ce quartier. "J’ai pris contact avec d’autres institutions culturelles pour voir comment elles pourraient accueillir les activités de Recyclart. Par ailleurs, la Ville a mis tout ce qu’il fallait comme argent dans le cadre des contrats de quartier pour faire des travaux tels que demandés par la SNCB et Infrabel, et il est clair qu’on va investir dans cette gare pour maintenir le Recyclart qui est une ASBL unique. On finalise les négociations avec la SNCB et les travaux devraient durer 12 mois pour sécuriser l’endroit. Recyclart reviendrait ensuite dans les locaux", explique Karine Lalieux.