Bruxelles

Tandis que de l’eau s’écoulait encore mardi soir sur plusieurs mètres de voies ferrées de la ligne 161 reliant Schuman à Bruxelles-Nord, conséquence collatérale de la fameuse rupture de canalisation jeudi dernier à Saint-Josse, Infrabel tentait tant bien que mal de bétonner ce qui pouvait l’être aux alentours de la zone inondée. Pour ce faire, le gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire a fait appel à une société spécialisée. A l’heure où le dommage n’est donc toujours pas totalement circonscrit du côté du rail, Infrabel - qui réitère sa ferme intention de se retourner contre l’intercommunale bruxelloise de distribution d’eau Vivaqua - se refuse à émettre un montant précis quant à son indemnisation à venir.

Des travaux de réparation qui pourraient se prolonger au-delà du 18 septembre

La construction des 1 600 mètres de voies dans le tunnel ferroviaire Schuman-Josaphat avait coûté 1,2 million d’euros, nous livre-t-on. Comptez donc le même montant pour les deux fois 800 m de voies (soit 1 600 m) à refaire. A quoi il faut ajouter le coût des équipes déployées sur place depuis jeudi dernier et au travail 24 h/24, celui du nettoyage des voies sans oublier le coût d’opportunité de neuf jours de rupture de ligne, sans circulation donc, sans redevance. Si, du moins, les travaux ne sont pas prolongés au-delà de lundi.

Du côté de la SNCB, on se montre prudent quant au montant des indemnités que l’entreprise pourrait réclamer au(x) responsable(s) de l’incident. "Il est trop tôt pour vous livrer une estimation des dommages que nous avons subis. Celle-ci ne se fera qu’à l’issue de cette période aux circonstances exceptionnelles", souligne son porte-parole Th ierry Ney. Trains supprimés, personnel supplémentaire déployé sur le terrain, demandes compensatoires de retard, manque à gagner de neuf jours enregistré en pleine rentrée scolaire… la liste est longue. Le travail d’expertise qui doit établir les causes et les responsabilités de l’incident ainsi que l’ampleur du dommage n’est quant à lui pas terminé.