Bruxelles

L'historien bruxellois Michel Dieudonné plaide pour le retour des fontaines Anspach et de Brouckère sur les boulevards du Centre.

Historien et auteur de pièces de théâtres, passionné par Bruxelles - sa ville -, Michel Dieudonné souhaite que l’on rapatrie deux fontaines bruxelloises historiques sur le piétonnier bruxellois.

© D.R.

"J’y pensais depuis quelque temps mais c’est en voyant le film sur le piétonnier dans lequel on mentionne la présence de fontaines que le déclic est venu. L’idée d’agrémenter le piétonnier des boulevards du Centre présente plusieurs avantages : on célèbre l’histoire de Bruxelles, on rappelle qu’il y a toujours une rivière sous les boulevards du Centre et l’on donne l’image d’un piétonnier des fontaines, lieu de rassemblement et de rafraîchissement", explique l’historien, qui vient d’envoyer un fascicule explicatif au bourgmestre Philippe Close (PS).

De quelles fontaines parle-t-il ? De la fontaine de Brouckère et de la fontaine Anspach. Une troisième fontaine déjà installée sur la place Rouppe achèverait l’oeuvre voulue par Michel Dieudonné : "trois places, trois fontaines !"

© D.R.

La première n’a jamais occupé la place de Brouckère. Elle sis actuellement installée au square Palfyn, face au stade Roi Baudouin. Mais elle fut érigée pour la première fois Porte de Namur en 1866 en l’honneur de Charles de Brouckère, bourgmestre de Bruxelles entre 1848 et 1860. Lors des travaux menés sur la Petite Ceinture en marge de l’Expo Universelle de 1958, la fontaine a été démontée puis entreposé à l’abri des regards pendant... 22 ans avant de réapparaître en 1977 à Laeken. "Cette fontaine n’occupa jamais la place éponyme, qui était occupée par... la fontaine Anspach qui, elle, n’occupa jamais la place Anspach", s’amuse à constater Michel Dieudonné.

© D.R.

La deuxième fut en effet érigée place de Brouckère en 1897 en mémoire de Jules Anspach, bourgmestre bruxellois entre 1863 et 1879. La fontaine Anspach fut démontée en 1973 lors de la construction du métro, passa huit années au bagne puis réapparu square des Blindés en 1981. Elle y est toujours.

© D.R.

La troisième et dernière fontaine citée par Michel Dieudonné est quant à elle au bon endroit. Edifiée en 1848 en hommage au bourgmestre Nicolas Rouppe (1801-1802 et 1830-1848), cette fontaine n’a jamais quitté la place Rouppe. "Qu’elle y reste et l’on aura enfin un vrai piétonnier des fontaines !"