Bruxelles

A la suite de faits de violence graves survenus entre des individus pratiquant le commerce illégal de covoiturage entre Paris et Bruxelles et d'informations sérieuses de risques de règlements de compte entre bandes rivales, le bourgmestre de Saint-Gilles Charles Picqué a annoncé lundi avoir pris un arrêté interdisant, du 3 mars au 17 mars de 6H00 à 23H00, tout rassemblement de personnes impliquées de près ou de loin dans ce commerce aux alentours de la gare du Midi. 

Cet arrêté permettra d'ordonner aux conducteurs de quitter les lieux, voire de les arrêter administrativement. L'interdiction de rassemblement concerne le périmètre entre l'avenue Fonsny, la rue d'Angleterre, la rue de Mérode, la rue d'Argonne et la porte de Hal. L'arrêté est pris pour une durée initiale de quinze jours, qui pourra être prolongée après évaluation.

Le bourgmestre fait notamment référence à une attaque au couteau le 20 février dernier à l'encontre d'un chauffeur clandestin par des concurrents et à des tirs rapportés le 27 février dernier. Face à l'augmentation des tensions dans ce milieu, Charles Picqué a décidé de rétablir l'ordre public: "Il s'agit ici de cas graves portant atteinte à la sécurité des personnes en transit dans ce quartier, et des habitants en particulier. Il est donc nécessaire de prendre toutes les dispositions utiles pour prévenir ces troubles. Le quartier de la gare du Midi est extrêmement dense. Il est fréquenté par des milliers de personnes tous les jours".

Les troubles liés au trafic de taxis clandestins aux alentours de la gare remontent à 2012, selon le cabinet du bourgmestre. Malgré les différents dispositifs physiques installés dans le secteur par l'administration et les nombreuses opérations de police, ce trafic n'a cessé de prendre de l'ampleur. Charles Picqué plaide pour qu'une réglementation régionale soit adoptée dans les meilleurs délais afin d'empêcher cette pratique illégale du transport rémunéré de personnes au moyen d'amendes importantes et de saisies de véhicules.

Belga