Bruxelles

La quiétude, il y a belle lurette que les riverains du parc de Scherdemael l’ont oubliée. "Ça remonte à 2009, déjà " , situe un habitant de l’allée des Hérissons. Quoi donc ? Le vacarme d’aboiements, de temps à autre ponctués par de nocturnes (et interdits) combats de chiens

"On parle de grosses bêtes, genre rottweiler ou malinois" , indique Alain Kestemont, habitant de l’impasse et conseiller FDF. Et notre témoin initial de décrire : "De nuit, une grosse 4x4 arrive par l’avenue de la Libre Académie. Des gens avec capuches excitent les bêtes au moyen de petites lampes laser; elles sont deux ou trois , en général."

A qui douterait des bagarres, Alain Kestemont en rajoute : "On y a déjà vu des taches de sang "

Prudents, ces organisateurs de paris (dans l’enclos ad hoc, ils auraient creusé des trous où glisser leurs mises) ne déboulent pas tous les jours. Ni à heures fixes. Mais perturbent généreusement le quartier. "Ce midi encore, c’était insupportable !" , embraya notre hôte, lundi soir, en songeant à la bestiale agitation qu’autorise une clôture jouxtant son carré de verdure. Un jardin dans lequel, en 2012, conte derechef le malheureux, des clebs se sont retrouvés

Bien que s’estimant vivre sur des braises, ces Anderlechtois(es) n’ont pas fomenté de pétition. Comme si, dans ce coin-là, l’on préférait qui oublier l’existence du Scherdemael ( "J’ai peur !" , avoue une dame, convaincue que les fautifs n’émanent pas des environs. "Je crains pour mes enfants" ), qui prendre ses cliques et ses claques.

Au centre de la problématique, un enclos que d’aucuns vouent aux gémonies et une impunité des contrevenants, jusqu’ici jamais pris sur le fait.

"A l’époque, j’ai régulièrement fait envoyé des patrouilles" , se souvient Gaëtan Van Goidsenhoven (MR), premier échevin, chargé d’Urbanisme et ex-maïeur, diverses fois contacté dans ce dossier.

"Eternel débat" , l’enclos obtint ses limites actuelles, il y a cinq ans. "Qu’on le déplace !" , insistent les riverains qui misent pas mal sur Alain Kestemont pour que cessent leurs insomnies. Le 27 juin, le FDF interrogera le collège sur ses intentions.