Bruxelles

D'importantes concentrations de mercure ont à nouveau été relevées dans la nuit de mercredi à jeudi dans quelques stations de mesure bruxelloises. Les valeurs mesurées étaient toutefois moins importantes que la nuit précédente, probablement en raison des conditions météorologiques, indique jeudi la Cellule interrégionale pour l'Environnement (Celine). Alors que les concentrations normales se situent entre 2 et 6 nanogrammes par mètre cube, les valeurs mesurées se rapprochaient des 50 nanogrammes par mètre cube dans la nuit de mercredi à jeudi, indique la Celine. La nuit précédente, le seuil des 50 nanogrammes avait été dépassé. "Il s'est encore passé quelque chose cette nuit, mais de façon moins importante", selon Olivier Brasseur de la Celine.

Les valeurs moins élevées seraient en effet liées aux conditions météorologiques plus favorables. "Le vent soufflait plus fort et a facilité la dispersion des polluants. Ce qui explique les valeurs moins élevées comparativement. Toutefois, le problème est toujours présent avec la même intensité", dit-il. Les conditions météorologiques devraient rester favorables jusqu'à dimanche.

D'après la Celine, deux sources pourraient être à l'origine du problème : un incinérateur de déchets ou un accident dans une industrie chimique. "L'hypothèse de l'accident nous semble moins probable étant donné qu'un accident a un impact limité dans le temps et ne se prolonge pas deux nuits de suite", souligne M. Brasseur. "Deux incinérateurs pourraient être en ligne de mire : celui de Drogenbos et de Virginal. Mais nous n'avons aucune certitude", précise M. Brasseur. L'incinérateur de Neder-Over-Hembeek ne pourrait pas être à la source de cette présence de mercure "puisqu'il est situé dans le nord de Bruxelles, or on sait que la pollution vient du sud". "A 99 pc, la pollution ne vient pas de Bruxelles. On penche plutôt pour la Région flamande ou wallonne", explique M. Brasseur. Par mesure de précaution, Benoît Lutgen, ministre wallon de l'Environnement, a donné instruction aux services du ministère de l'Environnement, et à la police de l'environnement, d'enquêter auprès de certaines entreprises susceptibles d'être à l'origine de tels dépassements à Bruxelles. (Belga)